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Titre de l’ouvrage : Traité de géométrie (Ashkal at-Ta’sis)
Auteur : Samarcandi
Commentateur : Qadi Zadeh
Etabli par : Mohamed Souissi
Thème : Mathématiques
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 186
Langue : arabe
Date de parution : 1984
Prix de vente : 3 TND |
Cet ouvrage est le fruit des efforts conjugués de plusieurs savants appartenant à diverses époques et à différents pays, mais portant le même intérêt passionné pour la géométrie. Il s’agit du Grec Euclide, de l’Uzbek Samarcandi, du Turc Qadi Zadeh et du Tunisien Mohamed Souissi. D’abord Euclide (environ 330-275 avant J.C.) qui enseignait à Alexandrie sous le règne de Ptolémée 1er. Il fut l’auteur des « Eléments », considérés comme la base de la géométrie plane. Il eut le mérite de rassembler les connaissances géométriques de son époque, de les mettre en ordre et d’y ajouter ses propres déductions argumentées. Ensuite ِChamseddine Samarcandi (mort vers 600 H / 1203 ap. J.C.). Il est l’auteur du présent traité de géométrie qui comprend 36 cas de figure tirés des « Eléments » d’Euclide. Il les a classés selon un ordre différent qui, d’après lui, est « plus léger et plus subtil ». Quant à Moussa Qadi Zadeh (mort vers 931 H / 1525 ap. J.C.), c’était un mathématicien, un astronome et un philosophe assez connu. On lui doit le commentaire de ce traité, phrase par phrase. Il n’a pas manqué de donner son propre avis sur certaines questions, comme l’atteste cet exemple : Le célèbre mathématicien musulman Nasir Eddine At - Tusi (XIIIe siècle ap. J.C.) a critiqué, dans ses épîtres de géométrie les fameux postulats d’Euclide, et en particulier, le cinquième. A ce propos, le commentateur Qadi Zadeh dit : « J’ai lu sur cette question la démonstration de Nasir Eddine… Je la trouve exempte d’erreurs ». Enfin le Pr. Mohamed Souissi a établi le texte de cet ouvrage à partir de plusieurs manuscrits, dont celui de la Bibliothèque Nationale de Paris, et écrit la bio-bibliographie de l’auteur et du commentateur, avec un glossaire arabe / français des termes de géométrie utilisés et un index des noms propres. |
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Titre de l’ouvrage : Dommages et intérêts dans le fiqh islamique
Auteur : Abu Ali Al-Hassan Ibn Rahhal
Texte établi par : Mohamed Abul Ajfane
Thème : Patrimoine islamique
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 153
Langue : arabe
Date de parution : 1986
Prix de vente : 3 TND |
Au Maroc, les faqihs de rite malékite ont été particulièrement actifs au XIIe siècle de l’hégire, en exposant leurs opinions juridiques, en donnant des consultations orales ou écrites et en délivrant des fetwas relatives aux nouvelles conditions sociales prévalant dans le pays.
Parmi ces faqihs, il faut citer Abu Ali Al-Hassan Ibn Rahhal (mort en 1140 H) qui a écrit le présent ouvrage : « Kashf al qinaa ‘an tadhmin as-sunnaa ». Il y traite des compensations imposées aux artisans, aux salariés et aux employés indélicats ou imprudents, coupables de délits ou quasi-délits.
Ces problèmes de dommages et intérêts ont été soigneusement examinés par les cadis et les faqihs, qui les ont étudiés au cas par cas et qui ont essayé de leur trouver des solutions équitables, conformément à la lettre et à l’esprit de la chariaa islamique.
Cet ouvrage a déjà fait l’objet d’une traduction française parue en Algérie en 1949, due au Professeur Jacques Berque, et devenue introuvable. La présente édition est mise à jour ; elle permet d’éclairer plusieurs aspects de la vie sociale et économique du Moyen âge musulman. |
Titre de l’ouvrage : Pages d’histoire de deux émirats mauritaniens
Auteur : Muhammad Fal Al-Alaoui
Texte établi par : Ahmad Ould Al-Hassan
Thème : Histoire
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 108
Langue : arabe
Date de parution : 1986
Prix de vente : 2 TND |
Cet ouvrage s’adresse d’abord aux historiens et aux chercheurs, mais il peut être utile à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire du monde arabe et, en particulier, à celle de la Mauritanie. L’auteur Muhammad Fal al-Alaoui (1849-1930) était un faqih malikite, un soufi et un médecin. Dans ce livre consacré à l’histoire de deux émirats du Sud mauritanien, Brakna et Trarza, il ne se contente pas d’écrire des annales comme l’ont fait ses prédécesseurs. Utilisant des sources écrites (« Vertus des Zaouias » du Cheikh Muhammad Al-Yadali, « Poème historique » de Babaccar Ibn Hidjab, etc…), il tire également profit de ses relations avec les chefs des tribus et les émirs qu’il a personnellement connus. Il retrace, en outre, certains événements qu’il a lui-même vécus à la fin du XIXe siècle.
Relatant d’abord l’invasion du Sahara de Chinguitt par les tribus arabes des Banu Hassan au début du XIVe siècle, il rapporte ensuite les principaux événements survenus dans les deux émirats et détaille les rivalités intestines et les guerres inter-tribales qui ont finalement permis à la colonisation française de s’établir durablement en Mauritanie. L’ouvrage comporte plusieurs index (noms propres, noms de tribus, de clans, de lieux etc…) et les arbres généalogiques des émirs Brakna et Trarza. Le texte original est en outre enrichi par des commentaires d’ordre historique, social et religieux, dus au Professeur Ahmad Ould Al-Hassan |
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Titre de l’ouvrage : Le Petit Livre du Salut
Ateur : Miskawayh (Abu Ali Ahmad)
Etabli par : Salah Udhayma
Traduit par : Roger Arnaldez
Thème :Philosophie Dimensions : 16x24
Nombre de
pages :282 Langues : arabe et française
Date de parution : 1987
Prix de vente : 5 TND |
En vue de contribuer à la renaissance du patrimoine philosophique arabo-musulman, Beït al-Hikma a établi le « Petit Livre du Salut » de Miskawayh et l’a traduit en français. La traduction peut être une seconde naissance pour ce livre, car elle lui ouvre de nouvelles opportunités d’expansion. Certes, cet ouvrage ne saurait être comparé aux fameuses « Epîtres » des Frères de la Pureté (Ikhwan As – Safa) mais il se distingue par la concision et la clarté. La structure de la pensée de Miskawayh est même plus dynamique. On note aussi sa profonde connaissance des idées de Platon, d’Aristote et de Porphyre.
On sait, d’autre part, que le Xe siècle en Orient est un siècle de troubles politiques et sociaux, mais aussi religieux. Que va devenir la Communauté du Prophète ? Comment établir la solidarité de ses fondements ? Miskawayh y parviendra en montrant l’authenticité et la valeur de la prophétie. Les trois questions qu’il étudie sont symptomatiques : Il s’agit d’abord de Dieu, de son existence, de son unicité. En suite, l’âme humaine située et par rapport à Dieu et par rapport au monde. Enfin, au terme de cette ascension progressive, l’auteur marque la place de la révélation prophétique et ses rapports avec le terme ultime que peut atteindre la sagesse philosophique.
Les notes et les commentaires, nombreux et circonstanciés, permettent au lecteur de replacer Miskawayh dans le concert des philosophes grecs et des « falasifa » de son temps. |
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Titre de l’ouvrage : Sept lettres manuscrites d’Heinrich Barth
Etablies et traduites par Mounir Fendri
Thème : Relation de voyage
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 96
Langues : arabe et allemande
Date de parution : 1987
Prix de vente : 2 TND |
Le Professeur Mounir Fendri a déniché dans la Bibliothèque universitaire de Hambourg un lot de sept lettres écrites par Heinrich Barth (1821-1865) durant son séjour dans la Régence de Tunis, entre novembre 1845 et avril 1846. Barth est l’un de ces explorateurs occidentaux qui ont « découvert » le continent africain et contribué à dévoiler ses secrets à ses compatriotes allemands. Il a commencé la visite de notre pays par Tunis et sa grande banlieue, puis il a gagné Sfax par le cap Bon et le Sahel. Un deuxième périple l’a mené jusqu’au Kef, à travers la vallée de la Medjerda. Mais une insurrection des tribus Fréchiche l’a obligé à abandonner la route de Sbeïtla, et à se rendre à Tripoli, via Gabes et Jerba.
Dans ces lettres – inédites – à ses parents et à l’un de ses amis, H. Barth a raconté par le menu ses pérégrinations, donnant des détails géographiques et historiques et livrant ses impressions sur la situation sociale, économique et politique de la Régence de Tunis. La valeur documentaire de ces lettres est incontestable, comme en témoigne cet extrait de la 3e lettre (décembre 1845) :
« Le pays est dans un état de misère désolante, à cause de l’acharnement insensé du Bey à se doter d’une grande armée suréquipée sur le modèle français. Plusieurs villages se sont vidés de leurs habitants, des champs qui produisaient du tabac sont devenus incultes depuis que ce produit est sous monopole, des ports sont paralysés. On en est d’autant plus navré que le peuple d’ici est pacifique et d’une grande gentillesse ».
Dépôt légal N° 140/87 |
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Titre de l’ouvrage : Commentaire des hadiths du Prophète rapportés par Muslim (3 volumes)
Auteur : l’Imam Al-Maziri
Texte établi par : Mohamed Chédli Enneïfar
Thème : Religion musulmane
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : T1 : 591, T2 : 531 , T3 : 537
Langue : arabe
Date de parution :
1987/1988/1991
Prix de vente : 28.600 TND (les 3 volumes) |
L’Imam Al-Maziri a vécu à une époque de troubles marquée par la dislocation de la dynastie sanhajite et l’extension des luttes fratricides entre sunnites et chiites. A l’instar des autres faqihs maghrébins, il a toujours préféré au recueil de hadiths rapportés par Bukhari celui de Muslim, plus conforme à ses méthodes d’enseignement.
Ce commentaire, établi à l’initialtive de « Beït al-Hikma » par le grand savant tunisien M.C. Enneïfar, est le premier qui ait jamais éé consacré au recueil de hadiths rapportés par Muslim. Al-Maziri ne l’a pas expressément écrit : Assistant à une lecture de ce recueil, pendant le mois de Ramadan 499/1104, il l’a commenté oralement. Ses disciples se sont empressés, sous sa dictée, de prendre des notes aussi fidèles que possible, qu’ils lui ont ensuite soumis. Il a relu ces notes et y a apporté quelques corrections. C’est là l’origine du présent ouvrage. Al-Maziri s’y révèle comme un ashaarite, un faqih et un lexicographe.
1. Ashaarite, il l’est dans sa défense de la ligne sunnite d’Al-Ashaari et de ses disciples. Ses adversaires mu’-tazilites, de tendance rationaliste, ne sont pas, pour autant, malmenés.
2. Faqih, il l’est par sa perpétuelle quête de l’ijtihad dans ses fatwas, où il semble très souvent soucieux de l’intérêt de la communauté musulmane, surtout pendant les périodes troublées de luttes fratricides.
3. Lexicographe enfin, dans sa connaissance intime des ouvrages écrits en la matière à son époque et même avant. Il a pu ainsi expliquer les hadiths demeurés obscurs, à cause de certains vocables inusités employés par le Prophète.
I.S.B.N : 9973-911-07-5 |
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Titre de l’ouvrage : Recueil des poèmes de l’Andalou Abdulkarim Al-Qaysi
Texte établi par : Jomaa Chikha et Mohamed Hadi Trabelsi
Thème : Littérature Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 204
Langue : arabe
Date de parution : 1988
Prix de vente : 9.500 TND |
Le dernier poète andalou, Abdulkarim Al-Qaysi, a vécu au IXe siècle H/XVe siècle ap. J.C, période qui correspond à la deuxième phase de l’épanouissement qu’a connu la vie intellectuelle et littéraire, avant la chute de Grenade en 897/1492.
Son œuvre représente le dernier recueil de poésie andalou qui nous soit intégralement parvenu. Son unique copie manuscrite, jointe aux copies d’autres textes, est conservée par la Bibliothèque générale de Rabat. Avec ses 3200 vers, cette œuvre est intéressante à plus d’un titre.
C’est tout d’abord un document précieux pour le spécialiste de l’histoire de la littérature arabe en Espagne musulmane et un corpus supplémentaire pour l’analyse littéraire et stylistique de la poésie arabe andalouse au IXe / XVe siècle. Certes ce recueil comprend des poèmes assez médiocres, mais on y trouve aussi des pièces et des passages d’une valeur incontestable, surtout ceux où le poète a décrit sa douloureuse détention et la chute des dernières villes et citadelles de la dynastie nasride.
Il constitue également une source très riche d’informations relatives à la vie andalouse sous ses différents aspects : politiques, sociaux et scientifiques. Il fournit même des renseignements sur la vie quotidienne.
Enfin, l’œuvre d’Al-Qaysi garde un intérêt particulier pour la biographie de l’auteur lui-même, puisqu’elle contient les principales données désormais connues concernant sa vie, ses relations et son art poétique.
I.S.B.N : 9973-911-067 |
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Titre de l’ouvrage : Déchiffrement des secrets sur la science des chiffres de poussière
Auteur : Abul-Hassan Ali Qalsadi
Etabli et traduit par : Mohamed Souissi
Thème : Mathématiques
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 184
Langues : arabe et française
Date de parution : 1998
Prix de vente : 5.400 TND |
Né en Andalousie au début du IXe siècle de l’hégire (XVe siècle ap. J.C.) Qalsadi s’est établi à Grenade pour y suivre des cours. Il entreprit ensuite son voyage en vue du pèlerinage, s’arrêtant en cours de route dans les principales villes du Maghreb et d’Egypte, y rencontrant les sommités du monde des lettres et des sciences et profitant de leur enseignement. Revenu à Grenade, il s’y fixa et se consacra à l’enseignement et à la rédaction d’ouvrages d’arithmétique et d’algèbre, d’astronomie, de partages successoraux, de grammaire, de droit malékite, de hadith, etc… Il mourut à Béja, en Ifriqya, en 1486.
Le « Kashf al-asrar an ilm huruf al-ghubar » est un précis d’arithmétique et d’algèbre, mis à la portée des débutants, expurgé de commentaires plus ou moins ésotériques, laissant de côté les démonstrations et exposant uniquement les méthodes pratiques. Son style est clair ; l’auteur a recours à un grand nombre d’exercices, de modèles variés, qu’il traite en détail pour illustrer les règles qu’il énonce. Ouvrage fondamentalement dialectique, le « Kashf » emploie le plus souvent le style direct, faisant participer les lecteurs et les élèves aux opérations décrites et ayant tendance à abréger les opérations et à utiliser les symboles.
I.S.B.N : 9973-911-00-8 |
Titre de l’ouvrage : La théorie des parallèles en pays d’Islam
Texte établis par Khalil Jaouich Thème : Mathématiques
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 258
Langue : arabe
Date de parution : 1988
Prix de vente : 6 TND |
Au IIIe siècle avant J.C, le mathématicien grec Euclide a posé, dans le livre I de ses « Eléments », le vingt neuvième problème de géométrie qui ne peut être résolu que grâce au cinquième postulat du même Euclide et qui exprime le fait que, par un point hors d’une droite, ne peut passer qu’une seule droite parallèle à celle-ci.
Dès le Ier siècle avant J.C., certains mathématiciens grecs, comme Posidonius et Geminus ont mis en doute ce postulat. Dans les pays islamiques, certains mathématiciens (comme Ibn Al-Haytham, alias al-Hazen) ont trouvé ce postulat non évident et ont proposé de s’en passer. D’autres, comme Nasir Eddine At-Toussi, ont déclaré qu’il est impossible d’admettre ce postulat sans preuve.
Après le déclin de la civilisation islamique, les mathématiciens occidentaux ont cherché à prouver ce postulat, à partir du XVIIe siècle, mais en vain. C’est à partir du XIXe siècle que la découverte des géométries non euclidiennes a conduit, de fait, à des théorèmes cohérents, bien qu’en contradiction avec l’intuition.
Dans cet ouvrage, le Professeur Khalil Jaouich a réuni la plupart des textes écrits par les mathématiciens en pays d’Islam et consacrés à cette question (ceux de Nayrazi, Jawhari, Thabit Ibn Qurra, Ibn Al-Haytham, Omar Khayyam, At-Toussi, Ibn Abi Al-Qacim, Al-Abhari et Al-Maghribi).
I.S.B.N : 9973-911-05-9 |
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Titre de l’ouvrage : La somme des vocables inusités (3 volumes)
Auteur : Abu Ubayd Al-Qasim Ibn Sallam
Texte établi par : Mohamed Mokhtar Laabidi
Thème : Lexicographie
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : (les trois tomes)145 :
Langue : arabe
Date de parution : 1989, 1990, 1997
Prix de vente : 23.800 TND (les 3 volumes) |
Les premiers manuscrits réunissant les vocables inusités en langue arabe dus, au début du IIIe siècle de l’hégire, à Al-Asmaï et à ses contemporains ne nous sont pas parvenus. C’est dans la Bibliothèque de Tunis qu’a été découverte l’une des plus anciennes copies d’ «Al Gharib al-Musannaf », voire même des plus intégrales. Son auteur, Abu Ubayd Ibn Sallam, esprit curieux et amateur de compilations, est mort en 224 H / 838 ap. J.C.
Cet ouvrage se compose de plusieurs « livres » (kitab) qui sont d’anciennes monographies thématiques, comme le « livre des chevaux », le « livre des armures », etc… Il sera mis à contribution à partir du IVe siècle (H) et servira de base aux grands lexiques, tels « As – Sihah » d’Al-Jawhari ou « Al Mukhassas » d’Ibn Sidah. On ne peut donc pas le considérer comme un lexique, mais comme une « somme » à mi-parcours entre les monographies thématiques et les dictionnaires proprement dits. Il représente, en fait, une étape dans la « lexicalisation » de la langue arabe.
On pourrait penser que les vocables inusités sont tombés en désuétude car bannis par l’usage et devenus donc inutiles. En fait, ils servent de « vivier historique » dans lequel les lexicographes puisent pour répondre au besoin grandissant de termes nouveaux. En lisant cet ouvrage, on est surpris par la valeur expressive de certains vocables qu’Ibn Sallam présente dans leur contexte, en multipliant les citations poétiques notamment.
I.S.B.N : 9973-911-12-1 |
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Titre de l’ouvrage : Biographie de Bayram V
Texte établi par : Ali Chenoufi
Thème : Pensée réformiste Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 280
Langue : arabe
Date de parution : 1989
Prix de vente : 6 TND |
L’édition de cette notice biographique du Cheikh réformiste Muhammad Bayram V se fonde essentiellement sur deux textes extraits du « Safwat » (Aspects remarquables des cités et nations du monde). Le premier texte, écrit par l’auteur lui-même, ne comporte que quelques indications très sommaires sur ses jeunes années et sur son voyage en Europe pour s’y faire soigner. Le second texte est une biographie de l’auteur rédigée par son fils aîné. Il est plus exhaustif et nous renseigne sur les différentes péripéties de la vie du père, sur ses voyages et sur la correspondance échangée avec les hauts personnages de l’époque : princes, ministres, savants, hommes de lettres et poètes.
On trouvera, en appendice, six documents :
1- Les lettres inédites adressées par Bayram V aux hauts dignitaires du gouvernement beylical (1863-1873).
2- L’article rédigé par l’auteur et publié au journal « Ar-Ra’id at-Tunisi » en 1873, saluant la nomination du Général Khéreddine au poste de premier ministre.
3- Un résumé de la correspondance échangée par l’auteur avec le Général Khéreddine (1877-1880).
4- Un résumé de la correspndance échangée entre le Général Hussein et Khéreddine et contenant des renseignements sur Bayram V.
5- La lettre de Massicault, résident général de France en Tunisie, adressée au Ministre des affaires étrangères français, au sujet de l’écho, à Tunis, de la nouvelle du décès de Bayram V en Egypte.
6- Un texte de Muhammad As-Sanussi présentant le « Safwat » aux lecteurs du journal « Al-Hadhira » en janvier 1895.
I.S.B.N : 9973-911-22-9 |
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Titre de l’ouvrage : Traité de vénerie et fauconnerie
Texte établi par : Abdelhafidh Mansour
Thème : Patrimoine scientifique
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 244
Langue : arabe
Date de parution : 1989
Prix de vente : 5.500 TND |
La passion des Califes, des Sultans et des Emirs pour la chasse a été relatée par plusieurs chroniqueurs et historiens, dont Ibn Khaldun. Un chapitre de son monumental « Kitab al-Ibar » est consacré au Hafside Al-Mustansir (1249-1276). Il y rapporte qu’une immense zone giboyeuse, dans la région de Bizerte, fut entourée d’une haute enceinte. Le Sultan s’y rendait avec sa suite, ses grands veneurs et ses fauconniers. On y lâchait les lévriers arabes « sloughis », les guépards et les faucons aux trousses des proies, qui se trouvaient acculés dans l’enceinte.
De cette époque hafside, nous conservons, entre autres, le manuscrit original du « Kitab Al-Mansuri fil-bayzara » écrit pour Al-Mustansir. C’est une anthologie des ouvrages de vénerie et de fauconnerie, comportant plusieurs chapitres, dont quinze consacrés aux particularités des lévriers, considérés comme supérieurs aux oiseaux de proie. Voici quelques titres de ces chapitres :
- De la période de reproduction des chiens et de leurs qualités et défauts observables,
- De leur dressage pour la chasse,
- Des symptômes et du traitement de leurs maladies oculaires,
- Du traitement de leurs maux de gorge et d’estomac et des maladies de leurs membres et articulations,
- Des qualités des guépards et de leur traitement, etc…
Cet ouvrage offre donc pour la recherche scientifique moderne une matière riche et abondante. Il retrace divers aspects assez originaux de la civilisation musulmane.
I.S.B.N : 9973-911-20-2 |
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Titre de l’ouvrage : Guide du pélerin (2 volumes)
Auteur : Ibn Farhun
Texte établi par : Mohamed Abou Al-Ajfane
Thème : Religion musulmane
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : T1/2 : 758
Langue : arabe
Date de parution : 1989/1990 Prix de vente : 17.500 TND (les 2 volumes) |
L’auteur de cet ouvrage, Ibn Farhun (mort en 799H / 1397 ap. J.C.), était d’origine tunisienne. Homme d’une grande piété et savant versé dans le « fiqh » de rite malékite, la grammaire et la théologie, il avait également de solides connaissances en jurisprudence et en matière d’héritages et de documents de référence juridique. Il était l’auteur de nombreux ouvrages de « fiqh », de théologie et de médecine.
Ce livre, intitulé « Irshad as-salik ila afaal al-manasik », s’adresse aux croyants de toutes conditions. Il leur enseigne les principales dispositions et obligations rituelles en matière de pèlerinage : ablutions, purification spirituelle, sacrifices et divers autres actes de dévotion.
Toute une littérature d’inspiration malékite, restée longtemps ignorée, a été consacrée à ce sujet. On y trouve décrites les cérémonies organisées à l’intention des futeurs « hadjs », dans le but d’aviver leur désir de visiter les lieux saints. On y détaille les bonnes manières que le pèlerin doit acquérir. On y trouve également de très utiles renseignements historiques et géographiques concernant la Mecque et Médine.
Il s’agit donc, à la fois, d’un guide et d’un aide-mémoire pour le grand et le petit pèlerinage. Celui-ci, appelé « umra », peut se faire toute l’année. Toutes les obligations rituelles sont exposées en détail et étayées par des « fatwas » après consultation des traités de l’Imam Malek et des principaux docteurs malékites.
I.S.B.N : 9973-911-13-X / I.S.B.N : 9973-911-14-8 |
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Titre de l’ouvrage : Ibn Al-Baytar (m. 646 H / 1248 J.C) Commentaire de la « Materia Medica » de Dioscoride.
Texte établi par : Ibrahim Ben Mrad
Thème : Médecine
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 432
Langues : arabe et française
Date de parution : 1990
Prix de vente : 9 TND |
La renommée d’Ibn Al-Baytar à notre époque est fondée essentiellement sur la traduction de son « Kitab al-Jami’li mufradat al-adwiya wal-aghdhia » (Traité des simples), faite par Lucien Leclerc et publiée à Paris. Quant au texte arabe du « Kitab al-Jami’ » paru à Bulaq en Egypte en 1874 dans une édition très fautive, il reste à ce jour le seul ouvrage publié du pharmaco-botaniste de Malaga. Aucun texte d’Ibn al - Baytar n’a donc fait l’objet d’une édition critique. Cette situation peut s’expliquer par le fait que ses écrits sont hérissés de néologismes, d’emprunts lexicaux et de citations d’auteurs grecs. Leur édition exige des connaissances linguistiques et scientifiques que l’on ne cultive que faiblement dans le monde arabophone.
Toute l’œuvre connue d’Ibn al-Baytar est pharmaco-médicale. Elle traite surtout des médicaments simples. En plus du « Kitab al-Jami’ », son « Tafsir » (commentaire) de la « Materia Medica » de Dioscoride traite aussi des médicaments simples, mais dans leur aspect linguistique. Il constitue en effet un dictionnaire bilingue, grec / arabe, qui donne des équivalents arabes et parfois latins et berbères des termes grecs désignant les médicaments simples. Rédigé vers 623/1226, en Egypte, après que l’auteur ait terminé son long voyage d’exploration scientifique, le « Tafsir » couronne quelques siècles de recherches terminologiques sur la « Materia Medica ».
Grâce à son voyage d’exploration, Ibn al-Baytar a pu acquérir une profonde connaissance du fonds lexical botanique des différentes régions dans lesquelles il herborisait, depuis l’Andalousie jusqu’en Perse. C’est à ce fonds qu’il fit des emprunts, les plus fréquents étant ceux du Maghreb, de l’Egypte, de la Syrie et de l’Iraq.
I.S.B.N : 9973-011-46-6 |
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Titre de l’ouvrage : Le Ministre Khéreddine et ses contemporains (XIXe siècle) Documents établis et présentés par Ali Chennoufi Thème : Histoire
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 405 Langues : arabe et française
Date de parution : 1990
Prix de vente : 8.500 TND |
A l’occasion de la célébration du centenaire du Général Khéreddine, le présent ouvrage met à la disposition des chercheurs les documents suivants (en langue française) :
- Une notice biographique du Général Khéreddine (1822-1890).
- Une notice nécrologique du Général Khéreddine rédigée par l’ambassadeur de France en Turquie, le 3 février 1890.
- Une notice biographique de Mustapha Khaznadar.
- Un article du journal belge « Les débats politiques et littéraires » en date du 12 juillet 1861 sur la Constitution tunisienne.
- Deux notes de Jean Campenon, directeur de l’Ecole militaire du Bardo.
- Deux notes de François Villet, vice-président de la Commission financière internationale.
- La correspondance échangée entre le consul général du Danemark à Tunis et le ministre des affaires étrangères danoises à Copenhague.
- La correspondance relative au Grand Vizirat du Général Khéreddine, échangée entre le ministre des affaires étrangères de France à Paris, l’ambassadeur de France à Constantinople et le consul général de France au Caire.
On sait que Khéreddine présida la Commission financière internationale, après l’aggravation de la crise économique et financière qui devait livrer la Régence de Tunis, pieds et poings liés, aux spéculations des financiers européens. Cette commission avait pour mission de réduire les dettes et les dépenses et d’augmenter les ressources, sous la supervision des représentants des créanciers de la Régence, en majorité français.
I.S.B.N : 9973-911-54-7 |
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Titre de l’ouvrage : Lettres de Hussein à Khérédine. (3 volumes)
Texte recuillis et établis par Ahmad Abdesselem
Thème : Politique / Pensée réformiste
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : T1 : 242, T2 : 196, T3 : 199
Langue : arabe
Date de parution : 1991/1992
Prix de vente : 15.500 TND (les 3 volumes) |
Dans les archives personnelles de Khérédine, les lettres que lui a adressées le Général Hussein occupent une place de choix ; elles sont les plus nombreuses (319) et les plus variées. Elles traitent de diverses affaires politiques et administratives, mais portent aussi sur leurs relations personnelles, leurs opinions et leurs sentiments, reflétant ainsi la solide amitié qui les unit tout au long de leurs vies.
On sait que le Général Hussein fut le second réformateur tunisien d’envergure, après Khérédine, et qu’il fut chargé des missions les plus délicates en raison de son intelligence et de ses dons de négociateur. Président de la première municipalité de Tunis en 1858, il fut nommé en outre ministre de l’enseignement, puis ministre des travaux publics lorsque Khérédine était premier ministre. Mais en 1878, et après la chute de celui-ci, il fut contraint à l’exil. Il s’établit en Italie et fut bientôt rejoint par son ami le Cheikh Salem Bouhajeb. A la fin de sa vie, il connut une certaine gêne matérielle, ses liens avec Khérédine finirent par se distendre à cause de différends d’ordre familial. Après sa mort, et sur intervention de Khérédine auprès du gouvernement ottoman, sa dépouille fut transportée à bord d’un bateau de guerre à Istanbul où elle fut inhumée.
Les lettres de Hussein à Khérédine nous renseignent fidèlement sur la situation politique et économique de la Régence de Tunis à la veille du Protectorat français. On y découvre, au jour le jour, les préoccupations des réformateurs tunisiens et les polémiques suscitées par la politique d’emprunts massifs à taux usuraire pratiquée par le gouvernement Khaznadar. On y découvre aussi la plume alerte du Général Hussein qui emploie souvent des tournures dialectales ou des mots étrangers, sans trop se soucier de certaines imperfections de style.
I.S.B.N : 9973-911-71-7 |
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Titre de l’ouvrage : Aux origines de l’insurrection populaire de 1864
Documents des Archives nationales établis et présentés par Taoufik Bachrouch
Thème : Histoire
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 442
Langue : arabe
Date de parution : 1991
Prix de vente : 9.500 TND |
En Tunisie, de gros efforts ont été accomplis en vue de la publication des manuscrits, mais les archives historiques, elles, ne sont guère sorties des mains des spécialistes. De ce fait, beaucoup de lecteurs autodidactes n’ont pas pu y avoir accès. Il est certain que la publication de ces archives ouvrirait de nouvelles perspectives devant l’Histoire, au sens culturel du mot, c’est-à-dire en tant que patrimoine à la portée du grand public. En fait, il n’est pas nécessaire que le document brut passe par l’historien professionnel. Il est même plus pertinent de donner parfois la parole aux témoins oculaires, aux narrateurs et aux militants qui ont vécu et relaté des événements plus ou moins importants et qui ont, de ce fait, écrit l’Histoire sans s’en rendre compte. Cette démarche est dans l’esprit de l’Histoire avant-gardiste moderne. Elle conforte le dialogue silencieux et passionnant avec le document, semblable à celui établi auparavant avec le manuscrit.
Le Professeur T. Bachrouch a exhumé des Archives nationales tunisiennes un ensemble de dossiers demeurés longtemps inédits. Le premier de ces dossiers concerne l’insurrection d’Ali Ben Ghedhahem en 1864. Il y a plus d’un siècle et quart que cette insurrection populaire a éclaté, et elle nous pose encore deux problématiques essentielles : celle du passage d’une société traditionnelle à une société moderne ; celle de la spécificité de la société tunisienne au lendemain de la proclamation du « Pacte fondamental ».
Le présent volume ne comprend pas la totalité des archives relatives à l’insurrection de 1864, mais la première partie seulement, qui s’étend d’avril à juin 1864 et qu’on pourrait appeler le printemps des bédouins de la Tunisie profonde.
I.S.B.N : 9973-911-66-0 |
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Titre de l’ouvrage : Abdelaziz Thaâlbi et le mouvement national tunisien (1892-1944)
Auteurs : Ahmed Ben Milad et Mohamed M. Driss
Thème : Histoire
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 480
Langue : arabe
Date de parution : 1991
Prix de vente : 10.500 TND |
Le présent ouvrage est une introduction à l’œuvre du Cheikh Abdelaziz Thaâlbi. Compte tenu de l’étendue et de la richesse de cette œuvre, répartie sur plus d’un demi-siècle et partagée entre le Maghreb et le Machreq, les auteurs ont préféré s’en tenir aux documents relatifs à la Tunisie. Ils ont divisé cet ouvrage en 4 parties, suivant l’itinéraire politique de Thaâlbi :
1) Activités réformatrices du Cheikh de ses débuts à 1919, marquées par son procès (1904), la publication de « l’Esprit libéral du Coran » (1906), la collaboration avec les modernistes (notamment Ali Bach Hamba), la fondation de la « Ligue islamique » et la première conception d’une Union maghrébine.
2) Fondation du parti Destour (1920) et tentatives de l’implanter dans tout le pays. Le Cheikh Thaâlbi axe ses revendications sur l’indépendance, mais est contraint de s’exiler après l’échec de son action.
3) Défense des causes arabes et musulmanes (Congrès du Califat au Caire en 1926, Congrès islamique d’Al-Qods en 1931…)
4) De retour en Tunisie (1937) le Cheikh Thaâlbi tente de réunifier le mouvement national, divisé entre Bureau politique (Néo-Destour) et Comité exécutif. Cette tentative échoue à cause de l’intransigeance des uns et des autres.
5) Jusqu’à sa mort en 1944, le Cheikh Thaâlbi a œuvré pour un modernisme civilisateur et libérateur. Contrairement à nombre de ses contemporains, il ne s’est pas confiné dans la sphère de la pensée musulmane. A plusieurs reprises, il a intégré dans sa pensée politique des courants progressistes. L’essentiel a toujours été pour lui de mobiliser tous les Arabes et tous les Musulmans, en vue de leur union, seule susceptible, selon lui, de les libérer de l’hégémonie coloniale.
I.S.B.N : 9973-911-69-5 |
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Titre de l’ouvrage : Itinéraires et Royaumes (Al-Masalik wa-l Mamalik)(2 volumes)
Auteur : Abu Ubaïd Al-Bakri
Etabli et présenté par Adrian Van Leeuven et André Ferré.
Thème : Relation de voyages
Dimensions : 16x2
Nombre de pages : T.1 : 525, T.2 : 510
Langues : arabe et française
Date de parution : 1992
Prix de vente : 20 TND (les 2 volumes) |
Abou Ubaïd Al-Bakri a vécu au Ve siècle de l’hégire (XIe siècle ap. J.C.) et n’a guère quitté l’Andalousie, et même là, son existence s’est déroulée dans une région assez restreinte située entre Huelva, Séville, Cordoue et Alméria. C’est dans cette dernière ville qu’il s’est rendu sur l’invitation de son émir. Cette invitation était certainement due à sa renommée comme homme de lettres. Là, il a suivi l’enseignement d’Al-Udhri qui a probablement influé sur la direction prise par les études de son disciple. Al-Udhri était géographe et a pu entraîner Ubaïd dans cette voie. Il est donc possible que son ouvrage géographique « Al-Masalik wa-l Mamalik » date de cette époque.
Il y a dans ce livre une accumulation de données géographiques aussi bien qu’historiques, ethnographiques et économiques. On peut le classer dans le genre « merveilles du monde » (aja’ib) ou dans la catégorie des traités de cosmographie. On trouve tout cela réuni, dans une alternance continuelle d’itinéraires, de descriptions de pays, de peuples, de villes, d’anecdotes, de légendes et d’excursus historiques, de telle façon que l’intérêt du lecteur reste constamment en éveil.
Il faut noter qu’Al-Bakri ne nous parle jamais de ce qu’il a vu personnellement, il n’a pas d’expérience directe des pays qu’il nous décrit, contrairement à ses grands prédécesseurs de l’époque classique en Orient : Ibn Hawqal, Al-Istakhri, Mas’udi. Il s’est donc inspiré uniquement de sources écrites qu’il devait posséder, permettant ainsi la conservation de fragments d’ouvrages qui, autrement, seraient perdus, en particulier « Al-Aalaq al-nafisa » d’Ibn Rusteh qui est une source importante des « Masalik ».
I.S.B.N : 9973-10-107-3 |
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Titre de l’ouvrage : Les secrets de la quinine
Auteur : Hassine Khodja
Texte présenté et établi par : Karray Kossentini
Thème : Médecine
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 86
Langue : arabe
Date de parution : 1993
Prix de vente : 2 TND |
Pour le traitement de la malaria, la quinine était en vogue en Europe dès la seconde moitié du XVIIe siècle, mais certains médecins étaient réticents à sa prescription à grande échelle. Son utilisation fut même soumise à certaines restrictions. Dans la Régence de Tunis, au contraire, l’usage de la quinine se répandit rapidement, grâce à l’initiative d’un dignitaire proche de la famille beylicale, Hadj Hassine Khodja. Il fut le premier à en tirer profit pour sa santé, et ne tarda pas à la faire connaître autour de lui. Il contribua ainsi à l’éradication d’un grave fléau qui faisait périodiquement des ravages parmi la population.
C’est en 1690 que Hassine Khodja partit en France pour suivre des soins. Là, il s’enquit des dernières découvertes médicales et consulta plusieurs spécialistes. A son retour en Tunisie, il délivra des écorces de quinine à des malades atteints de malaria. Peu après, il composa cet opuscule où il décrivit la maladie, son traitement et sa prévention. Il donna même des règles d’hygiène alimentaire et de conduite pour les convalescents. Il ne fit pas mystère de sa principale source : c’est une lettre détaillée qu’il reçut du Dr Ansano, un médecin d’origine italienne probablement. Il se réfère toujours à lui en ces termes : « L’auteur de l’original dit… » ou « Il faut, selon l’auteur, … ». Modestement, il affirme qu’il n’a fait que traduire en arabe ce qui est écrit en langue étrangère. Mais, en réalité, il a remanié cette source originale et ne s’est pas contenté d’une traduction littérale. Ce petit livre à été bien accueilli par les intellectuels de l’époque, comme en font foi les nombreuses lettres de remerciements et de louanges qu’il reçut.
I.S.B.N : 9973-929-08-X |
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Titre de l’ouvrage : Viatique du voyageur (2 tomes)
Texte établi par M. Souissi, R. Jazi, J. Chikha, F. Asli.
Thème : Médecine
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : T.1 : 385, T.2 : 390
Langue : arabe
Date de parution : 1999
Prix de vente : 16.500 TND (les 2 tomes) |
La réédition du « Viatique du voyageur » par l’Académie tunisienne Beït al-Hikma vise un double objectif : Offrir au lecteur arabe l’œuvre dans l’intégralité de ses sept traités (maqalat), établir ensuite un lien interactif avec le médecin et pharmacien Ahmad Ibn Al-Jazzar, qui fut également un remarquable homme de lettres et l’un des plus brillants représentants de la célèbre Ecole de Kairouan.
Ibn Al-Jazzar parle de cet ouvrage en ces termes : « Dans chaque chapitre (bab), j’ai mentionné en quoi consiste la maladie que l’on veut diagnostiquer et soigner. J’en ai spécifié la nature, la localisation, la cause efficiente et le [symptôme] prouvant et indiquant sa [présence]… J’ai indiqué à la suite de cette mention l’ensemble des manipulations importantes entourant les composantes des matières médicamenteuses selon la méthode médicale et les règles de l’art ».
Cette description montre bien que nous avons affaire à un traité médical encyclopédique de première importance. Cet ouvrage, le plus célèbre d’Ibn Al-Jazzar, a été au point de rencontre de plusieurs cultures et de plusieurs civilisations, ce qui explique l’ampleur de sa diffusion, hier comme aujourd’hui, dans la plupart des pays.
L’établissement du texte, tâche ardue et ingrate, a nécessité beaucoup d’efforts et de sacrifices de la part des collaborateurs de Beït al-Hikma. On leur doit aussi un glossaire des plantes médicinales (arabe – français – anglais, et parfois latin) qui sera bien utile pour la compréhension de l’ouvrage.
I.S.B.N : 9973-49-048-9 |
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Titre de l’ouvrage : Aspects remarquables des cités et nations du monde (6 volumes)
Auteur : Mohamed Beyram V
Thème : Relation de voyage
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : T.1 : 312, T.2 : 544, T.3 : 396, T.4 : 500, T.5 : 448, T.6 : 231
Langue : arabe
Date de parution : 1999
Prix de vente : 47.500 TND (les six volumes) |
L’Académie tunisienne Beït al-Hikma a déjà publié le « Safwat » en 1989 à l’occasion de la célébration du centenaire de son auteur. Il s’agit donc d’une réédition : le premier tome est consacré à une biographie détaillée de Mohamed Beyram V, le second à la « Tunisie », le troisième à « l’état des peuples de la terre », le quatrième aux « contrées islamiques », le cinquième aux « contrées chrétiennes » et le sixième aux différents index.
L’ouvrage relatif à la Tunisie n’est pas une simple relation de voyage, mais une véritable encyclopédie qui ouvre de larges perspectives de recherche. Mohamed Beyram V faisait certes partie du cercle des réformateurs très proches du grand ministre Khérédine. Mais il se montre ici plus ouvert sur les progrès de la science et sur la modernité qu’un Ibn Abi Dhiaf, par exemple. Plus conscient aussi des enjeux du colonialisme et de l’importance des facteurs économiques, sociaux et culturels.
En visitant les Etats chrétiens, l’auteur ne manque pas de comparer la situation de ces Etats avec celle du monde musulman. Il met en relief, à l’occasion, l’influence du système politique et de son libéralisme sur le progrès social et la prospérité économique. Il souligne aussi l’influence bénéfique d’une bonne organisation judiciaire et du développement de l’enseignement.
I.S.B.N : 9973-929-54-3 |
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Titre de l’ouvrage : La voie la plus sûre pour connaître l’état des Royaumes (2 volumes)
Auteur : Khérédine
Thème : Relation de voyage
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : T.1 : 544, T.2 : 524
Langue : arabe
Date de parution : 2000
Prix de vente : 22 TND (les 2 t.) |
Il s’agit de la troisième édition de l’ouvrage : « Aqwam al-masalik fi ahwal al-mamalik », après l’édition originale parue à Tunis en 1867 et la seconde édition publiée par Beït al-Hikma en 1990. La réédition de cet ouvrage répond à des objectifs d’ordre scientifique puisqu’il renferme une notice biographique de Khérédine, une notice historique et littéraire analysant l’évolution des écrits politiques et des relations de voyage au XIXème siècle. L’introduction est suivie de deux livres, subdivisés eux-mêmes en chapitres traitant de diverses parties du monde, y compris l’Europe, qui en occupe la plus grande partie. On trouvera dans cette édition une bibliographie de Khérédine et un éclairage sur sa doctrine réformiste, sur ses travaux et sur son époque à la lumière des études les plus récentes. L’ouvrage se termine par des index (versets coraniques, hadiths du Prophète, noms propres, poésies, noms des localités et titres des ouvrages cités par l’auteur).
L’expérience vécue par Khérédine l’a incité à prôner le renouveau et le réformisme dans les domaines sociaux, politiques et économiques en Tunisie. On sait qu’il n’a pas pu appliquer ses idées libérales et ses vues politiques en raison des manœuvres et de l’hostilité des anti-réformistes. Mais le mérite de l’ouvrage est d’avoir atteint une large audience auprès des élites scientifiques et politiques en Tunisie et dans d’autres pays musulmans, mettant ainsi notre pays à l’avant-garde du réformisme éclairé.
I.S.B.N : 9973-929-61-6 |
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Titre de l’ouvrage : La culture du Coran
Etabli et commenté par Abdelwahab Bouhdiba
Thème : Religion islamique
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 54960
Langues : arabe et française
Date de parution : 2004
Prix de vente : 3 TND |
Le Professeur Abdelwahab Bouhdiba a tiré des archives de sa famille un important manuscrit : c’est une « ijaza », une licence d’enseignement ès orthoépie, octroyée à son aïeul Cheikh Omar Bouhdiba en 1762. Ce texte de première main, rare en son genre, nous place directement au cœur de la foi musulmane. Kairouan fondée pour rayonner et propager l’islam a souffert et profité à la fois de son aura. Cheikh Omar vivait dans une ville au prestige perdu mais drapée hiératiquement dans le souvenir d’un passé grandiose. Il vivait surtout à l’ombre du Coran, dépassant et méprisant les remous de l’histoire. La foi et le Coran émergeaient comme les vécus les plus ardents et les plus intenses. Nommé Cadi en 1880, Cheikh Omar n’a exercé la judicature que durant deux ou trois ans. Suffisamment en tout cas pour que son bref mandat marque l’histoire locale. On sait d’ailleurs que les cadis étaient les grands régulateurs du social. Même tenus en laisse par le pouvoir politique central, ils disposaient du privilège de dire le juste, de maintenir l’orthodoxie et de garder les bonnes relations en favorisant le convenable et en pourchassant le répréhensible. De plus, il ne faudrait pas sous-estimer le rôle joué dans la communauté des fidèles par ce « ilm al-qiraât », cette orthoépie à laquelle Cheikh Omar a consacré le plus clair de lui-même. La lecture du texte saint, élevée au rang d’art suprême, était la voie royale pour maintenir ardemment présente la parole de Dieu, esthétiquement et dans la ferveur. Le « tajwid » est une descente perpétuelle de la transcendance. Le cheikh à qui est délivrée une « ijaza » réalise son bonheur d’être l’énonciateur de cette parole divine éternelle et de se retrouver au bout d’une chaîne continue et prestigieuse qui remonte au Prophète. Le Coran reste pour tout croyant sa vraie patrie.
I.S.B.N : 9973-49-006-1 |
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Titre de l’ouvrage : Histoire des Cadis de Kairouan
Auteur : Mohamed Joudi al-Qayrawani
Thème : Religion islamique
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 232
Langue : arabe
Date de parution : 2004
Prix de vente : 10.500 TND |
Les cadis (ou juges) jouent un rôle primordial dans les sociétés islamiques puisqu’ils mettent fin aux litiges qui surviennent entre les gens, coupant court à tous les abus et aux désordres qui peuvent en résulter, selon la définition d’Ibn Khaldun.
En Tunisie, des savants et des faqihs célèbres ont assumé cette fonction. Ils ont établi une importante jurisprudence orale qui a été plus tard manuscrite par leurs disciples. C’est cet ensemble de sentences, codifiées mais éparpillées dans des ouvrages bio-bibliographiques, qui faisait défaut à la bibliothèque tunisienne. Le mérite du cheikh Mohamed Joudi, grand mufti de Kairouan, est d’avoir réuni ces sentences et d’avoir retracé par la même occasion l’histoire des cadis de cette ville, depuis la conquête musulmane jusqu’aux années quarante du XXe siècle.
Le Professeur Anas Allani a établi le manuscrit original de cet ouvrage, l’a révisé et l’a complété.
Dans le premier chapitre, consacré au cheikh Joudi, on suit pas à pas sa formation puis le développement de sa carrière. On trouve aussi un exposé sur l’installation des qadis, leurs méthodes de travail, la jurisprudence malékite, etc…
Le second chapitre, consacré aux qadis kairouannais (au nombre de 133), donne des renseignements sur leur formation, leur carrière et leurs ouvrages.
Un certain nombre d’index (des versets du Coran, des hadiths du Prophète, des références bibliographiques, etc…) complètent utilement cet ouvrage.
I.S.B.N : 9973-49-008-7 |
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Titre de l’ouvrage : Opérer sur le continu
Etabli et traduit par Marouane Ben Miled
Thème : Mathématiques
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 364
Langues : arabe et française
Date de parution : 2005
Prix de vente : 20 TND |
L’application des opérations de l’arithmétique aux quantités irrationnelles a donné à l’algèbre une extension dont l’histoire n’a pas été écrite avec la précision et la rigueur requises. Il fallait, pour y parvenir, retracer le chemin qui a mené d’Al-Mahani à Al-Karaji et à ses successeurs, ce qui exigeait de réunir les textes dispersés aux quatre coins du monde, de les collationner, d’en faire une édition critique et de les analyser. Marouane Ben Miled a eu le courage d’entreprendre cette tâche, grâce à sa formation en logique mathématique et en histoire des mathématiques, et grâce aussi à sa connaissance de la langue arabe. A partir des textes, pour la plupart encore non édités, d’Al Mahani, d’Ibn ‘Isma, d’Al-Khazin, d’Al-Ahwazi, d’Ibn Al-Haytham, d’Al-Karaji et d’As-Samaw’al, il a pu analyser l’histoire de l’extension du domaine des nombres aux quantités irrationnelles, que l’on doit désormais attribuer aux mathématiciens arabes des IXe – XIIe siècles.
Le Pr. Ben Miled a également traduit la première édition du commentaire d’Al-Mahani (IXe siècle) au Livre X des « Eléments » d’Euclide, le plus ancien des textes arabes à nous être parvenus sur ce sujet.
Le grand mathématicien arabe Roshdi Rashed considère que ce travail répond aux exigences de qualité internationalement admises et que c’est un très bon début pour la nouvelle collection d’histoire des sciences publiés par l’Académie tunisienne Beït al-Hikma, dont l’ambition est de faire connaître la dimension rationnelle et universelle de la civilisation arabo-islamique et sa contribution au
patrimoine culturel de l’Humanité.
I.S.B.N : 9973-49-023-1 |
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Titre de l’ouvrage : A propos de l’esprit de la religion musulmane
Actes du colloque organisé à Beït al-Hikma en juin 2005
Thème : Religion islamique
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 182
Langue : arabe
Date de parution : 2006
Prix de vente : 10 TND |
Les recherches les plus fines en matière de jurisprudence musulmane « fiqh » s’intéressent notamment à l’esprit de la religion islamique et rappellent un peu « L’Esprit des lois » de Montesquieu. Elles ont tendance à se libérer de l’attachement excessif aux textes et à favoriser la dynamique de la pensée et de l’histoire humaines.
C’est dans ce cadre que le grand Imam, le Cheikh Mohamed Tahar Ben Achour (décédé en 1973) a composé son ouvrage : « Maqasid as shariaa al-islamya » (Esprit de la religion musulmane) dans lequel il a entrepris de dégager la jurisprudence des a priori de la raison, de l’ijtihad ou de l’enseignement magistral et dogmatique. Selon lui, la législation doit analyser le réel à la lumière de la raison afin de découvrir les finalités des préceptes religieux. Les Ulémas doivent faire cette analyse sans relâche, compte tenu des contingences spatiales et temporelles et des changements sociaux inhérents à l’évolution des mentalités et aux progrès scientifiques. C’est dans cet esprit que le Cheikh Mohamed Habib Belkhoja a établi en trois volumes l’ouvrage en question.
L’Académie tunisienne Beït al-Hikma a réuni une pléiade de conférenciers autour du thème : « L’esprit de la religion » dans la perspective d’un dialogue d’égal à égal avec d’autres cultures sans discrimination aucune. Ce sont les actes de ce colloque qui ont été publiés dans le présent ouvrage.
I.S.B.N : 9973-49-024-7 |
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