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Titre de l’ouvrage : Les travailleurs tunisiens et l’émergence du mouvement syndical
Auteur : Tahar Haddad
Traducteur : Abderrazak Halioui
Thème : Histoire
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 180
Langue : française
Date de parution : 1985
Prix de vente : 3.500 TND |
Cet ouvrage, paru en arabe en 1927, est un document historique. C’est également un témoignage. Tahar Haddad a d’abord fait œuvre d’historien en brossant à grands traits un tableau de la situation politique, économique et sociale de la Régence de Tunis à la veille du Protectorat français en 1881. Après avoir minutieusement décrit les péripéties de la grève des dockers à Tunis puis à Bizerte, il a relaté les circonstances de la fondation de la Confédération générale tunisienne du travail (C.G.T.T). Il a ensuite détaillé l’activité de propagande entreprise par les membres de cette confédération, avant d’en arriver à la grève de Hammam-lif qui a servi de prétexte à l’arrestation des principaux dirigeants syndicalistes, à leur procès et à leur déportation.
Mais Tahar Haddad n’est pas un historien ordinaire, il ne s’est pas attaché à on ne sait quelle hypocrite « objectivité ». Il a pris parti pour les exploités : les travailleurs tunisiens, contre les exploiteurs : les sociétés capitalistes et leurs alliés (autorités colonialistes, policiers, journalistes et syndicalistes politiquement « corrects »…). Il a été, en fait, un témoin capital et a joué un grand rôle dans l’émergence du mouvement syndical tunisien. Elu membre au Comité de propagande de la C.G.T.T, il s’est constamment tenu aux côtés de son infatigable président, M’hamed Ali Al-Hammi. Il a été son fidèle ami, son conseiller, son confident et, pour finir, son apologiste. Tahar Haddad conclut ainsi son livre : « Dans toute action sociale et économique, il faut éclairer le peuple sur les devoirs qui lui incombent et tuer en lui les germe de tout défaitisme paralysant ». |
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Titre de l’ouvrage : La nouvelle pensée dans la physique moderne
Auteur : Arthur March
Traducteur : Ali Belhadj
Thème : Sciences
Dimensions : 15x21
Nombre de pages : 154
Langue : arabe
Date de parution : 1986
Prix de vente : 3 TND |
Cet ouvrage retrace les étapes franchies par la physique classique, qui ont abouti à la naissance de la physique moderne, de Démocrite, Aristote, Galilée, Newton et D’Alenbert à Einstein, Planck et Paoli.
La physique quantique a évolué de manière ascendante vers l’abstraction. Sa compréhension est donc devenue très difficile. Il n’est plus possible de décrire concrètement les phénomènes du monde microscopique, parce que les concepts utilisés dans la description du monde visible ne sont plus valables pour la description des particules élémentaires microscopiques. D’où la naissance d’une nouvelle pensée qui a radicalement changé la physique moderne.
La question essentielle qui se pose est la suivante : Si l’analyse des phénomènes élémentaires est impossible, cela implique-t-il qu’ils sont – au niveau microscopique – dus au hasard et qu’on ne peut les prévoir ? En d’autres termes, le principe de causalité devient-il caduc ? La réponse, pour Arthur March, est que la mécanique quantique reconnaît l’existence de la causalité, mais celle-ci ne permet pas de certitudes. On peut seulement dire que tel ou tel phénomène peut éventuellement se produire, selon la loi des grands nombres dans le calcul des probabilités. La physique moderne est ainsi amenée à abandonner l’idée de certitude, car seules les probabilités des divers phénomènes possibles sont accessibles à nos calculs.
Numéro du dépôt légal : 732/86 |
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Titre de l’ouvrage : Chants de la vie (Songs of life)
Auteur :Abul-Qacim Chabbi
Traducteurs : Lena Jayyusi et Naomi Shihab Nye
Présentation:Salma Khadra Jayyusi
Thème : Littérature Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 140
Langue : anglaise
Date de parution : 1987
Prix de vente : 4.500 TND |
Pour la première fois, le recueil du poète tunisien Abul-Qacim Chabbi est traduit en langue anglaise. Il ne fait pas de doute qu’il fût un grand poète, extraordinairement doué mais combien handicapé. Son milieu, son éducation, sa maladie, c’étaient à la fois sa force et sa faiblesse, ses tourments et sa paix, les raisons de sa révolte et les causes de ses échecs. Inquiet, tourmenté, révolté, il oscille entre le désir de tout détruire, parce que tout lui paraît insuffisant, médiocre, et la nécessité de sauver ce qui reste, de se conformer aux traditions.
On lui a reproché, certes, la longueur lassante de certains de ses poèmes, l’emploi abusif d’un vocabulaire tournant constamment autour de la joie et de la tristesse, des fleurs et des pleurs, l’abstraction regrettable ou la faiblesse de certaines expressions. Mais il n’en demeure pas moins un poète d’une puissance peu commune. Doué d’une sensibilité toujours éveillée, servi par une imagination fulgurante qui sans cesse procède à des rapprochements, crée des métaphores, impose une expression quelquefois inégalable, un rythme obsédant, une musique sûre, il a passé sa vie à la poursuite d’un idéal éclatant de lumière, d’une « aube lointaine », d’un « matin renouvelé ». Il n’était pas contre ses semblables. Pour continuer ses prédécesseurs et se montrer digne de ses contemporains, il fut constamment en quête de nouveau, comme l’a si bien montré le Pr Ameur Ghédira.
Dépôt légal N° : 118/87 |
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Titre de l’ouvrage : Journal
Auteur : Abul-Qacim Chabbi
Traducteurs : Mongi Chemli et Mohamed Ben Ismaïl
Thème : Littérature
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 132
Langue : française
Date de parution : 1988
Prix de vente : 3.900 TND |
Le grand poète tunisien Abul-Qacim Chabbi (1909-1934) a laissé, en plus de son recueil de poésie, des écrits en prose, dont ce « Journal » qui fait ici l’objet d’une traduction française. Il s’agit d’un texte court et inachevé, couvrant une période qui ne dépasse guère six semaines (janvier-février 1930). En dépit de sa briéveté, ce journal renferme, à profusion, pensées, faits, impressions et jugements divers. Si la part d’autobiographie y est réduite, il s’apparente à plusieurs genres littéraires : mémoires, pensées, essais. Les confidences de Chabbi sont discrètes : quelques croquis de personnalités connues, notamment son professeur de droit Mohamed Malqi, ses amis hommes de lettres, Mustapha Khraïef, Zine Al-Abidine Senoussi, Mohamed Halioui…
Sur lui-même, le poète livre quelques réflexions relatives à son caractère, son éducation, son attachement à son père. Il est muet sur sa mère et sa « fiancée », dont il ne donne même pas le nom. Quand il découvre les préoccupations de son esprit, il est moins réservé. Ses lectures sont sérieuses ; quelques remarques suggestives sur les arts (et notamment le théâtre) témoignent de l’intérêt qu’il leur porte. Son profil se dessine assez nettement grâce à ce « Journal », c’est celui d’un poète hypersensible, mais homme de cœur et de culture.
I.S.B.N : 9973-911-03-2 |
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Titre de l’ouvrage : La langue des mathématiques en arabe
Auteur : Mohamed Souissi
Thème : Mathématiques
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 602
Langue : arabe
Date de parution : 1989
Prix de vente : 11.600 TND |
Tout comme la société, la langue évolue en permanence. Elle délaisse tout ce qui tombe en désuétude et s’enrichit grâce aux acquis consécutifs aux nouvelles découvertes. De leur côté, les connaissances se développent et drainent une abondante matière linguistique. Dans le domaine scientifique, le savant n’a pas la liberté de créer et d’innover, comme le fait l’homme de lettres, car il a affaire à des concepts strictement définis et à des lois contraignantes qui le font mouvoir dans un « ensemble fermé ».
Concernant la langue arabe, les chercheurs du Machreq ont accompli des tâches remarquables. Ils ont fourni des efforts qui sont malheureusement restés éparpillés. La langue arabe a dû sortir de sa longue léthargie et rattraper son retard vis-à-vis des progrès scientifiques et techniques fulgurants qui ont engendré des termes nouveaux à profusion.
Cette thèse de doctorat, que le Professeur Souissi a d’abord écrite en français puis traduite en arabe, s’inscrit dans ce contexte linguistique. Elle comprend, dans une première partie, un aperçu général sur l’évolution des sciences arabes, surtout dans le domaine des mathématiques. La deuxième partie comprend un dictionnaire des termes puisés dans les sources manuscrites de l’âge d’or des mathématiques arabes. Des thésaurus linguistiques anciens sont mis à contribution (Lisan al-Arab d’Ibn Mandhur, Maqa’is al-lugha d’Ibn Faris, etc…) ainsi que des dictionnaires modernes et des manuels scolaires utilisés au Machreq.
A noter que la page de droite est consacrée au texte arabe et la page de gauche à sa traduction française et anglaise. Chaque notice comporte des explications qui éclairent le concept mathématique, la méthode ou l’instrument employés.
I.S.B.N : 9973-911-10-5 |
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Titre de l’ouvrage : Sources de la philosophie arabe
Auteur : Pierre Duhem
Traducteur : Abu Yaareb Marzouki
Thème : Philosophie
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 430
Langue : arabe
Date de parution : 1989
Prix de vente : 8.500 TND |
Cet ouvrage est la traduction arabe des trois derniers chapitres du tome IV du grand traité : « Le système du monde » de Pierre Duhem, où il a étudié la formation des systèmes de pensée en Occident, dans le prolongement de la philosophe de Platon et d’Aristote.
Ce qui est important à relever, c’est l’intérêt qui résulte de l’étude consacrée dès le début à la situation et à la position des croyants monothéistes en face de tout cet héritage de l’antiquité. Les lecteurs du monde arabe trouveront dans cet ouvrage une large ouverture sur la pensée grecque et sur son lexique, ce qui est essentiel. Ensuite, ils auront à lire le texte de deux façons complémentaires : La première pour s’instruire et se tourner par la suite vers la pensée grecque. La seconde sera une lecture plus personnelle et plus critique. En effet, Duhem étudie et cite les œuvres des auteurs arabo-musulmans d’après des versions latines. Il y a donc là à faire un travail d’une grande importance : il aurait pour but de porter un jugement concernant les travaux qui ont été faits, en partant du latin, sur les doctrines des « falasifa », et cela en se référant aux textes arabes eux-mêmes.
Le traducteur a donné un texte arabe clair et concis, tel qu’il rappelle le style classique. Il s’est servi du vocabulaire employé par les premiers maîtres de la « falsafa » et du « kalam », renonçant à forger des néologismes qui risquaient d’être mal compris. Dans les cas les plus délicats, le mot grec, latin ou français est mis entre parenthèses à la suite de son correspondant arabe.
I.S.B.N : 9973-911-21-0 |
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Titre de l’ouvrage : Semilasso en Afrique
Auteur : Pückler-Muskau
Traduit par : Mounir Fendri et
Sahbi Thabti
Thème : Relation de voyage
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 520
Langue : arabe
Date de parution : 1989
Prix de vente : 10.200 TND |
L’importance des relations de voyage n’est plus à démontrer : ce sont des documents, de valeur inégale certes, mais qui éclairent utilement les événements historiques. Parmi les relations de voyage restées quasi inconnues, il faut citer celle du prince allemand Pückler-Muskau (qui se cache sous le pseudonyme de Semilasso) parue en 1836. Dans trois des cinq volumes de son ouvrage, cet aristocrate devenu écrivain relate son séjour dans notre pays, d’avril à novembre 1835.
La Régence de Tunis passait alors, après le décès de Hassine Bey, par une crise politique interne. Son héros (et en même temps sa victime) était le ministre Chakir Sahib At-Tabaa. Elle subissait également les effets d’une crise extérieure consécutive à l’arrivée de la flotte de guerre ottomane, venue évincer la dynastie des Karmanli. Pückler-Muskau a relaté ces événements qu’il a vus de près ou connus grâce aux témoignages du consul de France et de divers personnages bien renseignés.
Ce touriste de marque a bénéficié de l’appui du Bey qui lui a grandement facilité son périple à travers le pays. Il a ainsi visité Zaghouan, Kairouan, Sfax, les villes du Sahel, puis Sbeïtla, Kasserine, le Kef et les villages de la vallée de la Medjerda, endurant les fatigues d’un voyage éprouvant. Il a vécu des événements importants et des situations tout à fait inattendues. Tout ce qui a attiré son attention nous importe aujourd’hui, certes, même s’il a porté trop d’intérêt à la nature, aux chevaux et aux vieilles pierres et pas assez à la population, à ses problèmes et à ses préoccupations.
I.S.B.N : 9973-911-27-X
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Titre de l’ouvrage : De la grammaire transformationnelleAuteur :Maurice Gross Traducteur : Salah Kechaou
Thème : Linguistique Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 230 Langue : arabe
Date de parution : 1989
Prix de vente : 5.500 TND
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Il s’agit de quatre études de Maurice Gross traduites en arabe et intitulées : Méthodes en syntaxe ; La structure des phrases simples en français ; La formalisation des langues naturelles ; Syntaxe et localisation de l’information.
Les études faites jusqu’à présent autorisent à avancer une hypothèse générale : l’élément linguistique de base est non pas le mot mais la phrase simple. Cette hypothèse est indispensable du point de vue sémantique, et elle est nécessaire pour rendre compte d’un grand nombre de faits syntaxiques complexes. Les tables syntaxiques de M. Gross sont l’application directe de cette théorie : une entrée lexicale de verbe (une ligne matrice) correspond en fait à l’ensemble des phrases simples que l’on peut construire sur ce verbe et sur ses éventuels dérivés. Le lexique et la grammaire des phrases simples se sont révélés inséparables. C’est cette théorie du lexique / grammaire qui aura permis l’intégration de nombreux faits complexes. La généralité de cette théorie est confirmée par des études portant sur d’autres langues, en particulier deux thèses faites sur la syntaxe de l’arabe par Mohamed Chad du Maroc, Salah Kechaou de Tunisie et Amr Hilmi Ibrahim d’Egypte. Elles ont montré qu’un lexique / grammaire de l’arabe pouvait être construit sur cette base.
La théorie du lexique / grammaire permet d’entrevoir aujourd’hui des applications informatiques élaborées, comme la traduction automatique ou la communication homme / machine en langue naturelle (ou presque). En effet, la démonstration est faite que la description présentée ici est applicable à la couverture complète d’une langue naturelle ou d’un de ses sous - langages techniq
I.S.B.N : 9973-911-26-1 |
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Titre de l’ouvrage : Les cent poèmes du Japon
Traduits du japonais en français par Claudine Frey, et du français en arabe par Mohsen Ben Hamida
Thème : Littérature
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 210
Langues : arabe et japonaise
Date de parution : 1990
Prix de vente : 6 TND |
Les cent poèmes du Japon sont très célèbres et occupent une place à part dans toutes les anthologies japonaises, même les plus modernes, malgré leur ancienneté : le poème le plus récent date en effet de la 1ère moitié du XIIIe siècle. Ils sont d’une beauté et d’une concision extraordinaires, le poème étant très souvent constitué de cinq vers, de quatre mots chacun.
Ces poèmes ont été composés par plusieurs empereurs, princes, ministres, conseillers et grands dignitaires, hommes et femmes, de la Cour impériale, tels Hitomaro qui a vécu à la fin du VIIe et au début du VIIIe siècles. Poète célèbre, il a été un proche conseiller de l’Empereur et le rival du poète « officiel », Yamabe No Akahito, souvent cité dans les anthologies poétiques. Il faudrait citer aussi Abe No Nakamaro dont la vie légendaire a donné lieu à des chroniques contradictoires. Selon l’une d’elles, il aurait été envoyé en Chine, à l’âge de seize ans, pour accomplir une mission secrète et ne serait revenu qu’à l’âge de 35 ans. Selon une autre source, il n’est jamais revenu, car l’Empereur de Chine, l’ayant suspecté, l’aurait laissé mourir de faim dans un monastère isolé. On raconte qu’il se serait mordu le bras et qu’il aurait écrit son poème avec son propre sang…
Cette poésie, toute en douceur, est pleine de sensibilité. On y célèbre la nature et l’amour, avec des accents romantiques assez désabusés. Tout est finement suggéré, à la manière des poètes d’Extrême Orient en général et du Japon en particulier.
I.S.B.N : 9973-911-40-5 |
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Titre de l’ouvrage : L’évolution économique de la Tunisie (1881-1920)
Auteur : Mohamed Salah Mzali
Traducteur : Hédi Timoumi
Thème : Histoire
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 210
Langue : arabe
Date de parution : 1990
Prix de vente : 5.500 TND |
Cette étude scientifique a été écrite en français par Mohamed Salah Mzali, dont la carrière politique en Tunisie, au sein du gouvernement colonialiste français, a été couronnée par sa nomination à la tête du grand ministère en 1954. Le mouvement national tunisien était alors à son apogée, face au colonialisme français, en pleine déconfiture. Le nom de M.S. Mzali est associé à celui de Paul Voizard, résident général de France, et à leurs réformes qui ont été énergiquement rejetées par le peuple tunisien et qui ont constitué, un pas en arrière par rapport à ses revendications, axées sur l’indépendance.
Mais M.S. Mzali est également connu par ses quelques écrits en sciences humaines et sociales et par cette thèse de doctorat sur « L’évolution économique de la Tunisie (1881-1920) ». C’est un ouvrage fort utile car il renferme de nombreuses données sur les débuts du capitalisme tunisien. Sous le Protectorat, les études et les recherches portaient, notamment, sur les activités économiques des Français, et ne s’intéressaient nullement aux Tunisiens.
L’ouvrage se divise en 3 parties
- L’environnement (environnement naturel, ressources, besoins)
- Le facteur humain (races et caractères)
- Le développement (industries d’extraction, industries de transformation, potentialités)
Cette étude est donc importante par les informations qu’elle renferme et par la place qu’elle accorde au facteur économique, ce « dieu caché » selon Lucien Goldman, car c’est un facteur qui crée les événements historiques sans apparaître publiquement.
I.S.B.N : 9973-911-42-3 |
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Titre de l’ouvrage : Les Egyptiens. Réplique à un pamphlet du Duc d’Harcourt
Auteur : Kassem Amin
Traduit par : Souad Triki
Thème : Pensée réformiste
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 140
Langue : arabe
Date de parution : 1990
Prix de vente : 3 TND |
Kacem Amine (1865-1908) est l’un des pionniers du mouvement réformiste en Egypte ; il s’est surtout rendu célèbre par son combat pour l’émancipation de la femme. Le présent ouvrage est une réponse au Duc d’Harcourt qui, dans son livre sur les Egyptiens a parlé de leur éternelle arriération. Pour Kacem Amine, peu importe qu’ils soient momentanément arriérés, mais il est inadmissible de dire qu’ils ne s’en sortiront jamais.
En réalité, l’offensive du Duc d’Harcourt contre l’Egypte et les Egyptiens s’explique par un climat général d’islamophobie, nourri par les écrits de Taine, de Renan et de bien d’autres en Europe. Kacem Amine a donc répliqué à ce pamphlet en écrivant, en français, le présent ouvrage que l’Académie tunisienne a jugé bon de traduire en arabe, eu égard à son importance.
On découvrira ici la personnalité de Kacem Amine, disciple du grand imam rationaliste Mohammad Abdou et du grand théoricien réformiste Jameleddine Afghani. Pour faire face à l’hégémonie et au mépris de l’Europe, il ne voit qu’un seul moyen : engager une lutte sans répit contre l’apathie intellectuelle et l’ignorance, génératrices de décadence dans le monde musulman de l’époque. Cette lutte n’est possible que par la réforme des institutions politiques et du système judiciaire, par la promotion de l’enseignement, l’émancipation de la femme, et surtout par un essor économique d’envergure qui permettra à la nation musulmane de retrouver son dynamisme d’antan et sa puissance.
I.S.B.N : 9973-911-50-4 |
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Titre de l’ouvrage : Voyage du missionnaire Ewald de Tunis à Tripoli
Auteur : Christian Ferdinand Ewald
Traducteur : Mounir Fendri
Thème : Relation de voyage
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 168
Langue : arabe
Date de parution : 1991
Prix de vente : 5 TND |
Cet ouvrage, publié en allemand en 1837 par Christian Ferdinand Ewald, relate son voyage en Tunisie et en Tripolitaine, où il se rendit, non en touriste, mais en missionnaire pour convertir au christianisme les Juifs – lui même était d’origine juive – et les Musulmans. Son compatriote le Prince Puckler, qui se trouvait dans la Régence du Tunis à la même époque et qui le connaissait fort bien, affirme ironiquement qu’il échoua lamentablement et qu’il ne convertit personne, malgré le nombre impressionnant d’évangiles qu’il distribua généreusement.
En mai 1835, Ewald arriva donc à Tunis, venant d’Algérie, et se rendit à Tripoli via Soliman, Nabeul, Hammamet, Hergla, Sousse, Monastir, Mahdia, El Djem, Sfax, Gabes et Djerba. Après deux mois de séjour à Tripoli, il retourna à Tunis et relata, plus tard, les événements qu’il vécut et qui présentent un intérêt documentaire. Il raconte, par exemple, son séjour à Gabes, chez son hôte le « philosophe » maltais, il donne des détails sur la guerre civile qui éclata à Tripoli, il parle de la quarantaine de sécurité qui lui fut imposée à son retour de Djerba, etc…
Au palais beylical du Bardo, Ewald assista à la cérémonie organisée à l’occasion du retour du ministre Chakir Sabeh At-Tabaâ d’Istanbul. Il décrit le faste de la réception au cours de laquelle le ministre remit au Bey le firmin d’investiture et le caftan du Sultan ottoman. Le mariage de ce même Chakir fut l’occasion de festivités éblouissantes, avec une grande fantasia, que le missionnaire, manifestement ravi, décrit minutieusement. En revanche, ce qu’il dit à propos de la religion musulmane est entaché d’erreurs grossières qui dénotent son zèle de néophyte et sa partialité.
I.S.B.N : 9973-911-63-6 |
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Titre de l’ouvrage : La famille de Pascual Duarte
Auteur : Camilo José Cela
Traducteurs : Jomaa Cheikha et Mohamed Néjib Ben Jemia
Thème : Littérature étrangère
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 156
Langue : arabe
Date de parution : 1991
Prix de vente : 4.500 TND |
Camilo José Cela est né d’un père espagnol, d’une mère anglaise et d’une grand-mère italienne. Après avoir fait ses études et beaucoup voyagé, il a exercé plusieurs activités : journaliste, poète, cinéaste, peintre, torero, etc… Parcourant l’Espagne de long en large, il a découvert ses multiples aspects contradictoires et son histoire tumultueuse. Plus tard, il a été invité par des universités anglaises et américaines, où il a donné de nombreuses conférences. En 1957, il a été admis à l’Académie royale d’Espagne.
Camilo José Cela est l’auteur d’une œuvre abondante (plus de cinquante titres) qui a fait l’objet de centaines d’études et de thèses de doctorat. Le prix Nobel de littérature lui a été décerné en 1989 pour l’ensemble de cette œuvre et, en particulier, pour son roman : « La famille de Pascual Duarte » écrit et publié en 1942, et traduit en plusieurs langues.
Ce roman a eu un grand retentissement après la guerre civile en Espagne, surtout auprès des écrivains de la seconde moitié du XXe siècle. On y découvre la personnalité de Pascual Duarte intellectuellement limité, un peu fruste et parfois sauvage, mais passionnément épris de justice et profondément humain.
I.S.B.N : 9973-911-82-2 |
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Titre de l’ouvrage : Sleepless Nights (Nuits sans sommeil)
Auteur : Ali Douagi
Traducteur : William Granara
Thème : Littérature
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 120
Langue : anglaise
Date de parution : 1991
Prix de vente : 4.500 TND |
Ali Douagi est né en 1909 à Tunis. Orphelin de père à l’âge de cinq ans, il est couvé par une mère aimante qui l’inscrit à l’école franco-arabe. Mais il ne tarde pas à abandonner ses études pour mener la vie d’un oisif voué à la curiosité et au spleen qu’il partagera avec le poète Mustafa Khraïf, le nouvelliste Mohamed Laaribi et le chanteur Salah Khemissi et tant d’autres artistes de la bohème tunisoise, gravitant autour du café « Taht As-sour » à Bab Souika. Sa sensibilité a été en éveil au contact d’une réalité en constate évolution, d’un société en perpétuel bouleversement. Ali Douagi a su saisir dans le détail l’impact de l’Occident. Les évolutions, les changements dans les manières d’être forment le sujet de ses nouvelles, publiées pour la plupart dans la revue « Al-Mabahith » au milieu des années quarante. Une quinzaine de ces nouvelles ont été réunies dans le recueil intitulé : « Sahirtu minhu al-layali » (littéralement : à cause de lui, j’ai veillé tant de nuits) et ont été traduites pour la première fois en langue anglaise, à l’initiative de Beït al-Hikma.
Le lecteur se rendra compte qu’aucune digression métaphysique, qu’aucun moralisme pédant et ridicule, comme c’est le cas dans les nouvelles arabes de l’entre-deux-guerres, n’est venu gâcher cette série d’instantanés pris à l’œil de caméra, dans le réel nu et objectif. Artiste raffiné et plein de fantaisie, Douagi est sans conteste le père de la nouvelle en Tunisie.
I.S.B.N : 9973-911-72-5 |
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Titre de l’ouvrage : L’autobiographie
Auteur : Georges May
Traducteurs : Mohamed El Qadhi et Abdallah Soula
Thème : Littérature
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 268
Langue : arabe
Date de parution : 1992
Prix de vente : 6 TND |
Les contours du genre autobiographique n’ont été relativement bien précisés que durant ces dernières années. Toutefois, plusieurs interrogations demeurent : Peut-on classer l’autobiographie ? Est-elle le propre des cultures occidentales ? Ecrit-on toujours son autobiographie à la fin de sa vie ? L’auteur d’une autobiographie est-il nécessairement connu au préalable par le grand public ? Pourquoi écrit-on sur soi ? Pour s’amender, pour démentir des allégations mensongères, pour se venger ou pour se vanter ? Veut-on se mesurer au temps ? Est-on mû par la crainte de la mort ou simplement par l’orgueil ?
Après avoir tenté de répondre à ces interrogations en se basant sur les textes plus que sur les principes, l’auteur compare l’autobiographie aux genres littéraires qui lui sont proches, comme les mémoires, le journal intime, le roman, etc…
En conclusion, il pense que l’autobiographie garde son unité malgré ses changements de forme et l’impossibilité de la délimiter. C’est en définitive ce caractère incertain qui nous permet de saisir la vérité de ce genre littéraire. En se refusant à toute limitation, en démentant les prédictions des pessimistes qui ont voulu l’enterrer, malgré l’engouement parfois exagéré de ses lecteurs, l’autobiographie ne cesse d’attirer les dons littéraires les plus variés. Elle ravit toujours ses fans et les enivre, ou plutôt elle leur rend la raison.
L’ouvrage se termine par un index des textes autobiographiques les plus célèbres de la littérature occidentale.
I.S.B.N : 9973-911-94-6 |
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Titre de l’ouvrage : Tunisie, mon amour
Auteur : Xi Pinro Traducteurs : Khedija et Farhat Dachraoui
Thème : Littérature
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 120
Langues : arabe et chinoise
Date de parution : 1992
Prix de vente : 2.500 TND |
Xi Pinro a, dès son jeune âge, écrit des poèmes alors qu’il était encore élève. Puis il a fait paraître deux recueils de poésie dans les années 50 du dernier siècle. A l’Université de Nankin, il a étudié la langue française, puis il a poursuivi ses études supérieures en France, à Grenoble. Devenu journaliste, puis directeur de l’Agence chinoise d’informations, il a exercé en Afrique centrale, en Egypte et en Tunisie. Lors de son second séjour dans notre pays, il a composé ces poèmes, en chinois et en français.
Ses thèmes favoris – l’amour, la nature, la vie – sont des thèmes éternels, et il s’est surtout inspiré du patrimoine littéraire de son pays. Cependant, il avoue avoir été influencé aussi par Tagore, Hugo et Pouchkine. Le présent recueil est en quelque sorte un bouquet qu’il a offert à la Tunisie, son amour, qui l’a séduit par son « ciel bleu, son sourire, sa douceur, l’éclat de ses couleurs et la splendeur de ses lumières ».
Voici un de ses poèmes les plus caractéristiques : « Si la vie était… »
Si la vie était sans amitié,
Si la vie était sans entente,
Nous nous sentirions étrangers
Nous nous sentirions gelés
Même dans les lieux les plus familiers.
Même dans les lieux les plus animés.
Si la vie était sans espoir,
Si la vie était sans liberté,
Nous plongerions dans l’obscurité
Nous nous sentirions prisonniers
Même par une journée ensoleillée.
Même en plein paradis.
I.S.B.N : 9973-929-03-9 |
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Titre de l’ouvrage : Voyage au Soudan
Auteur : Muhammad Ibn Ali Ibn Zayn al-Abidine
Traducteurs du turc ottoman vers le français : Marcel Grisard et Jean-Louis Bacqué - Grammont ; du français vers l’arabe : Abdallah Maaouia
Thème : Relation du voyage
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 122
Langue : arabe
Date de parution : 1993
Prix de vente : 3 TND |
Le Professeur Maaouia a découvert par hasard ce livre traduit du turc ottoman vers le français à partir d’un texte arabe disparu jusqu’à ce jour. Son auteur, Cheikh Muhammad Ibn Ali Ibn Zayn al-Abidine, est un Tunisien qui serait parti, semble-t-il, au Soudan vers l’an 1818, aurait séjourné au Sennaar durant neuf mois, pour s’installer ensuite au Kordofan où il aurait fait connaissance d’un certain Ibrahim Asaardi qui y habitait depuis trois ans. Là, il aurait assisté à l’invasion égyptienne du Kordofan par Daftardar, ministre du trésor et gendre de Méhémet Ali. Les deux compagnons se sont rendus au Darfour où ils ont vécu des aventures rocambolesques décrites par l’auteur avec force détails palpitants. Ils ont assisté, entre autres événements, à la mort d’un sultan et à l’intronisation de son frère.
La personnalité du Cheikh est attachante : c’est un aventurier qui se lance dans un voyage périlleux dans l’espoir de découvrir des trésors cachés. Comme ses contemporains, il pense que les Soudanais sont des sauvages, mais il se montre ouvert à leur égard. Il décrit minutieusement les mœurs et coutumes des indigènes. Ses observations peuvent intéresser l’ethnographie et l’ethnologie.
Traduire cet ouvrage c’est en quelque sorte le ramener à son patrimoine d’origine. Encore faut-il le soumettre à une rigoureuse analyse historique et critique qui permettrait d’éclairer les zones d’ombre entourant le Cheikh et lever les doutes concernant la réalité du ce voyage.
I.S.B.N : 9973-929-15-2 |
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Titre de l’ouvrage : Les Historiens tunisiens des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles
Auteur : Ahmad Abdesselem
Traduit par Ahmad Abdesselam et Abderrazak Halioui
Thème : Histoire
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 602
Langue : arabe
Date de parution : 1993
Prix de vente : 12 TND |
Aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, la Tunisie s’est ouverte aux influences extérieures. Les conditions de la vie et de la culture y ont évolué. C’est ce qui justifie la large aire qu’étudie cette thèse de doctorat, que son sujet limiterait autrement aux seuls auteurs de chroniques et de recueils biographiques. Les ouvrages parus au XIXe siècle dont l’action politique était la préoccupation première, ont donc été mis à contribution. Ils renferment au effet des chapitres ou des paragraphes historiques. Mais surtout ils éclairent l’historien mieux que de sèches annales. Il s’agit notamment de « Safwat al-ïtibar » de Mohamed Beyram V, « Aqwam al-masalik » de Khérédine et toute l’œuvre du polygraphe As-Sanusi.
L’ouvrage comprend trois « livres » : D’abord la vie intellectuelle et la culture des historiens, ensuite les hommes et les œuvres, et enfin les conceptions, méthodes et procédés des historiens.
Les œuvres des historiens tunisiens des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles nous montrent, autant par leur contenu que par les conceptions, les méthodes, la langue et le style de leurs auteurs, combien l’effondrement qu’a connu le pays à la fin du XVIe siècle a été grand et a atteint aussi bien les structures politiques et sociales que l’activité économique et intellectuelle et les valeurs culturelles. Elles nous révèlent également, d’une façon plus détaillée qu’on ne le pense communément, les efforts faits pendant les trois siècles pour reconstituer un équilibre et conjurer la décadence. Ces efforts n’ont pas toujours échoué. Mais leur succès relatif n’a pas permis à la Tunisie d’opposer aux influences occidentales la capacité de défense que seule une société en renouveau peut avoir. D’où des hésitations, des confusions et de curieuses complaisances et de stupéfiants abandons.
I.S.B.N : 9973-929-11-X |
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Titre de l’ouvrage : La Genèse de l’oubli
Auteur : Mahmoud Messaâdi
Traducteur : Taoufik Baccar
Thème : Littérature
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 47
Langue : française
Date de parution : 1993
Prix de vente : 1.700 TND |
Dans « la Genèse de l’oubli », les personnages évoquent par leurs noms l’antique légende des Journées glorieuses des Arabes, époque héroïque de paganisme et de courtoisie. Voici d’abord Madyan, médecin idéaliste, drapé dans le manteau du rêve et du fantastique. Sa femme Layla, dont le nom rappelle l’héroïne de l’amour courtois arabe est, elle, tendre et réceptive. Leur servante Hind (autre nom préislamique) et la mystérieuse magicienne au nom barbare, Ranjahad, sont les deux autres personnages de ce récit.
Le thème central en est la recherche de l’oubli. Madyan se voit envahi par le tenace souvenir d’une femme adorée que la mort lui a ravie. Il voudrait la rejoindre, au grand dépit de sa femme Layla, sensible et surtout jalouse d’un passé qu’elle n’a pas partagé. Il est également envahi par l’idée de la mort, tout comme le héros de « La mort à Venise » de Thomas Mann.
Les personnages de « La Genèse de l’oubli » sont prétextes à disserter de problèmes métaphysiques, très peu abordés jusqu’ici par la littérature arabe contemporaine. Le thème de l’oubli qui réside dans la mort est traité avec art, non sans que Messaâdi lui donne un support concret. Il ne s’agit donc pas d’un roman métaphysique de pure abstraction. On y trouve de temps en temps, de charmants tableaux méditerranéens qui évoquent un Matisse ou un Van Gogh. C’est ainsi qu’on voit Madyan et Layla devant une table chargée de fruits charnus et « méditerranéens ». Le héros est frappé de tant de magnificence, de couleurs, de charnel, d’humain. Et il pense à l’inexorable ver qui niche au cœur de ces corps magnifiques. Le ver qui se nourrit de cette abondance frugale, c’est la mort en nous. Abstrait et concret s’unissent ainsi dans ce roman philosophique, d’une lecture difficile pour des lecteurs non avertis, malgré la limpidité de cette traduction.
I.S.B.N : 9973-929-09-8 |
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Titre de l’ouvrage : Sadiki et les Sadikiens
Auteur : Ahmad Abdesselem
Thème : Patrimoine / Histoire
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 98
Langue : arabe
Date de parution : 1994
Prix de vente : 2.800 TND |
Le Collège Sadiki est aujourd’hui un établissement d’enseignement secondaire parmi tant d’autres dans notre pays, mais il a tenu, de tout temps, une place particulière dans le cœur des Tunisiens, à la mesure de son rôle dans l’édification de la Tunisie moderne, l’émergence de ses valeurs et la formation de ses élites et de ses dirigeants, puisque les deux tiers d’entre eux sont d’anciens Sadikiens.
Dans cet ouvrage, le Pr. A. Abdesselem a fait l’historique précis et documenté de cette école depuis sa fondation en 1875 jusqu’à nos jours. Passant en revue les différentes étapes qu’elle a franchies, il a montré l’impact qu’elle a subi – plus qu’aucune autre école – à la suite des événements vécus par notre pays au siècle dernier. Il a fait ressortir, en outre, les valeurs chères à notre société et la culture que prônait les réformateurs tunisiens. En fondant le Collège Sadiki, Khérédine lui avait établi un programme d’enseignement inspiré en grande partie des programmes scolaires européens qui sont à la base, selon lui, des progrès remarquables de l’Europe. Mais il avait pris soin d’asseoir cette formation moderne, en parallèle, sur les bases d’une formation traditionnelle. Le dialogue entre l’identité et la modernité est l’essence même de la culture tunisienne aux yeux de l’élite de notre pays, et l’équilibre entre ces deux composantes a toujours été son souci majeur, malgré l’évolution de la situation politique, économique et sociale.
Finalement, ce qu’il y a de plus précieux et de plus durable, ce qui résistera aux vicissitudes du temps est d’ordre spirituel et non pas matériel : c’est une vision du monde et de notre relation avec le monde, née au sein de la vie collective vécue par les Sadikiens. C’est ce qu’ils expriment en disant : Sadiki est notre foyer familial, il a une âme.
I.S.B.N : 9973-929-24-1 |
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Titre de l’ouvrage : Les Ulémas tunisiens (1873-1915)
Auteur : Arnold H. Green
Traducteurs : Hafnaoui Amaïria et Asma Moalla
Thème : Religion
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 429
Langue : arabe
Date de parution : 1995
Prix de vente : 12TND |
La diversité des situations locales et des circonstances particulières au Moyen Orient explique la disparité des points de vue adoptés par les Ulémas à l’égard des deux questions centrales qui ont marqué la période allant de 1873 à 1915, à savoir : la réforme laïque et l’émergence des mouvements nationalistes.
Concernant les Ulémas tunisiens et leurs attitudes vis-à-vis de ces deux questions, il faut rappeler que la plupart des travaux, axés sur les réformes inspirées de l’Occident et les débuts du mouvement national en Tunisie, ont mis l’accent sur l’évolution politique et constitutionnelle et négligé le rôle de ces Ulémas. Ceux-ci n’auraient participé que sporadiquement et de façon marginale aux événements historiques survenus dans leur pays. Même si on parle d’eux, on les présente comme un bloc monolithique et on attribue à l’ensemble les points de vue de la majorité.
Le grand orientaliste A.H. Green a voulu corriger cette image en donnant une idée précise de la dynamique sociale qui a présidé à la formation de ces savants, et de la diversité de leurs attitudes à l’égard des courants idéologiques durant cette période (1873-1915).
I.S.B.N : 9973-929-35-7 |
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Titre de l’ouvrage : Grand Commentaire sur le Traité de l’Ame d’Aristote.
Auteur : Ibn Rochd (Averroes)
Texte latin établi par F.S. Crawford et traduit en arabe par Brahim Gharbi
Thème : Philosophie
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 592
Langue : latine
Date de parution : 1997
Prix de vente : 9.320 TND |
En commémorant le huitième centenaire de la mort d’Averroes, l’Académie tunisienne Beït al-Hikma a, en parallèle, restitué à la langue arabe ce « Grand Commentaire sur le Traité de l’Ame d’Aristote » à partir du texte latin. Publié sous l’égide de l’Académie médiévale des Massachusetts, ce texte a été établi par le Professeur Crawford, de l’Université de Boston et reproduit ici intégralement.
Abul-Walid Mohammad Ibn Rochd a voulu en tous domaines défendre les droits de la raison contre ses détracteurs (Ghazali notamment). Les trois commentaires d’Aristote qu’il a composés prennent tout leur sens dans le cadre d’une pensée profonde et cohérente qui entend assimiler pour ses fins propres le meilleur de l’héritage antique, sans que la démarche rationnelle nuise à la foi. C’est dire la double valeur philosophique du « Grand Commentaire » d’Averroes, considéré en lui-même.
En premier lieu, il éduque le lecteur à l’intelligence d’un certain nombre de thèses fondamentales de la philosophie d’Aristote. En second lieu, il dévoile clairement en ce texte la pensée du philosophe antique par l’opération recréatrice du commentaire.
Notre époque vient de rendre justice à l’originalité propre de ce genre littéraire où s’exprime un dialogue actif avec l’auteur original. On assiste ainsi à la patiente construction personnelle de ce que nous appellerions aujourd’hui une relecture d’Aristote. Averroes s’y déclare lui-même, dans la vigueur d’une pensée également informée par toute la culture arabe de son temps.
I.S.B.N : 9973-929-41-1 |
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Titre de l’ouvrage : Apuleius (Apulée)
Pages choisies, présentées et commentées par Ammar Mahjoubi
Traduction arabe : Mohamed Larbi Abderrazak
Thème : Littérature
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 540
Langue : arabe
Date de parution : 1998
Prix de vente : 2.500 TND |
Dans l’histoire de l’antique Carthage, Apulée occupe une position primordiale grâce à son roman « Métamorphoses » ou « L’âne d’or », car pour la première fois dans la littérature latine, un roman en prose obtient un succès digne des grandes œuvres en prose de la littérature grecque. Mais la renommée d’Apulée est également due à sa personnalité aux multiples facettes : C’est l’homme d’une solide culture gréco-latine ; c’est également le traducteur d’ouvrages grecs qui ont permis, à St Augustin, entre autres, vers la fin du IVe siècle, de découvrir la philosophie platonicienne ; c’est l’orateur éloquent et le conférencier de talent ; c’est l’homme pieux aux tendances mystiques ; c’est le médecin qui s’est adonné un temps à la magie ; c’est enfin l’historien en parfaite symbiose avec la culture et la civilisation romaines, au cours du IIe siècle ap. J.C.
Les textes qui constituent cette anthologie sont extraits des « Métamorphoses » si riches en péripéties et en aventures, de « Florida » et « Apologia » (comme la conférence d’Apulée au théâtre de Carthage, ou sa cure d’eaux thermales « persanes » d’Hammam-lif) et enfin de « De Deo Socratis » où l’on découvre ses méditations mystiques.
I.S.B.N : 8-43-929-9973 |
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Titre de l’ouvrage : Les origines du mouvement national en Tunisie (1904-1934)
Auteur : Ali Mahjoubi
Traducteur : Abdelhamid Chabbi
Thème : Histoire
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 725
Langue : arabe
Date de parution : 1999
Prix de vente : 16.500 TND |
Sous le parapluie des nations protectrices, les régimes colonialistes se sont nourris de l’exploitation des peuples, pour le plus grand profit du capitalisme étranger et des colons. La Tunisie n’a pas échappé à la règle. C’est la raison pour laquelle le Protectorat français devait nécessairement heurter les intérêts de la majorité des habitants du pays et aboutir à de graves contradictions dans les domaines économiques, sociaux et politiques. Ces contradictions sont à l’origine du mouvement national tunisien. A l’orée du XXe siècle, elles se sont exacerbées par la conjonction de facteurs propices à un éveil national nourri par une presse en plein essor.
La période qui va de 1904 à 1934 – objet de cette thèse de doctorat – est marquée par l’activité du Vieux destour qui revendique l’autonomie interne et des réformes dans le cadre du Protectorat. Après un recul dû à la crise d’Avril 1926, ce parti connaît une stagnation de 1926 à 1930. Les lois « scélérates » de 1926 sont suivies par un durcissement des revendications nationalistes.
L’auteur consacre le dernier chapitre de son ouvrage à l’analyse des causes de l’éclatement du Vieux destour : Ce sont principalement un profond marasme, la baisse des prix des produits agricoles et miniers, les difficultés grandissantes de l’artisanat traditionnel tunisien et un notable recul du commerce.
Les conséquences sociales de cette crise ont été désastreuses, surtout pour la population tunisienne, en plein boom démographique. C’est ce qui explique la radicalisation du mouvement national et la naissance du Néo-destour, après le Congrès de Ksar Helal en 1934.
I.S.B.N : 9973-92946-2 |
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Auteur : Chédly Bouyahia
Traducteur : Mohamed Larbi Abderrazak
Thème : Littérature
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : T.1 : 416, T.2 : 383
Langue : arabe
Date de parution : 1999
Prix de vente : 17.500 TND |
Dans le souci de mettre les grands textes de référence à la portée des chercheurs, l’Académie Beït al-Hikma a entrepris la traduction de cette importante thèse de doctorat, initialement écrite en français, due au professeur Chédly Bouyahia.
La période étudiée couvre deux siècles (972-1160) et a vu fleurir la littérature la plus abondante et la plus brillante de l’histoire de notre pays. Une école littéraire dominera toute cette période, l’auteur l’appellera : « l’Ecole littéraire de Kairouan ».
L’absence quasi totale de travaux et de monographies a rendu nécessaire, dans la première partie de l’ouvrage, un recensement exhaustif des hommes de lettres et de leurs œuvres. La deuxième partie a été consacrée à la typologie et à l’activité de ces hommes de lettres dans le cadre général et circonstancié de la vie littéraire. Une analyse systématique a été entreprise dans la troisième partie, permettant une synthèse sur la poésie et la prose, aussi bien dans leur objet, genres, thèmes, etc… que dans leurs aspect, forme, style et caractéristiques générales. En guise de conclusion, l’ouvrage se termine par une vue d’ensemble sur cette activité littéraire qui est celle de l’Ecole littéraire de Kairouan.
L’auteur avoue n’avoir pas résisté à la tentation d’exprimer souvent son point de vue personnel sur la valeur de l’œuvre, en accord parfois, en désaccord d’autres fois, avec des critiques dont il rapporte le jugement. Il estime en effet qu’une part de critique littéraire doit figurer dans toute étude littéraire.
I.S.B.N : 9973-929-50-0 |
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Titre de l’ouvrage : L’agressivité
Auteur : Abdelwahab Mahjoub
Traducteur :Noureddine Kridis
Thème : Philosophie
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 160
Langue : arabe
Date de parution : 2001
Prix de vente : 8.500 TND |
En rééditant ce livre, l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts a voulu contribuer à l’enrichissement de la bibliothèque tunisienne par des ouvrages scientifiques spécialisés dans tous les domaines. Les publications en langue arabe sont encore insuffisantes dans la psychologie des enfants et des adolescents notamment, mais aussi dans les sciences de l’éducation. C’est la raison pour laquelle cet ouvrage marque un tournant dans la recherche psychologique tunisienne.
D’emblée, l’auteur fait la distinction entre l’agression impulsive et l’agression instrumentale planifiée et préméditée dans un but utilitaire. Il précise qu’il n’étudie que le premier type d’agression. Il met ensuite en garde contre la tentation d’expliquer l’agressivité par des causes subjectives alors que les critères sociaux sont primordiaux (importance et rôle de la position sociale). Dans la première partie de son ouvrage, le Pr. Mahjoub passe en revue les types d’agressivité selon les théories de Freud, de Lorenz, de l’école de Yale, etc… Il étudie ensuite l’effet d’armement tel que démontré par Berkowitz, Lepage et d’autres chercheurs. Dans la dernière partie, de loin la plus importante, il analyse l’agressivité enfantine à la lumière des plus récentes théories psychologiques. L’ouvrage se termine par un lexique français-arabe des termes qui y sont employés et une importante bibliographie où les références sont majoritairement anglaises ou américaines.
I.S.B.N : 9973-929-74-8 |
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Titre de l’ouvrage : Taha Hussein dans le miroir de son temps
Témoignages et études traduits vers l’arabe avec une introduction et des notes explicatives par Mongi Chemli et Omar Mokdad al-Jemni.
Thème : Littérature
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 420
Langue : arabe
Date de parution : 2001
Prix de vente : 12.500 TND |
Le présent ouvrage est un recueil de morceaux choisis originellement écrits en français par des auteurs qui ont parfaitement connu la vie de Taha Hussein, sa pensée, son militantisme culturel, ses combats littéraires, sa conception de la civilisation et sa méthodologie historique. Ils savent aussi qu’il a œuvré pour l’avènement d’une éducation moderniste, se basant sur la « justice sociale », elle-même issue de la « liberté politique ». Il s’agit donc d’auteurs sérieux et conscients que Taha Hussein a vécu au bord du gouffre à chaque instant et que sa vie a été un voyage orageux, car la plupart de ses ouvrages sont sortis du « cœur de la bataille », qu’il s’agisse d’une bataille politique ou d’une bataille intellectuelle ou des deux à la fois. Il convient d’ajouter que les textes choisis ont été publiés surtout dans des périodiques difficiles d’accès ou dans des livres rares ou coûteux. En outre, ces textes sont classés par thèmes :
1) Témoignages sur Taha Hussein, l’homme et l’écrivain (Mu’nis Taha Hussein, Michel Tournier, Etiemble).
2) « Le livre des jours » point de départ et d’arrivée (Gaston Wiet, André Gide, Leïla Louca)
3) Quand l’Orient et l’Occident se rencontrent chez Taha Hussein (Anouar Louca, Nada Tomiche)
4) Le Coran et l’Islam dans le miroir de Taha Hussein (Louis Gardet, Jacques Berque)
5) Taha Hussein, pionnier d’un « humanisme » arabe moderne (Mohamed Hassan Ezzayat, Raïf Georges Khoury)
6) Taha Hussein : Enseignements tirés de sa biographie et de son itinéraire (Chistian Lamourette, Raymond Francis)
I.S.B.N : 9973-929-70-5 |
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Titre de l’ouvrage : Les clés du XXIe siècle
Ouvrage collectif, traduit par H. Sahli, A. Halioui et S. Triki
Thème : Culture / sciences
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 704
Langue : arabe
Date de parution : 2003
Prix de vente : TND |
Publié en l’an 2000 par l’UNESCO, cet ouvrage est l’œuvre collective de plusieurs savants et spécialistes venus du monde entier. Ils se sont efforcés de donner des réponses à toutes les questions qui se poseront à l’humanité à l’aube du XXIe siècle, dans une perspective prospective courageuse : Quel sera l’avenir de l’avenir ? Quel destin attend l’espèce humaine ? Les technologies biologiques nous conduiront-elles vers le meilleur des mondes ? Quelles seront les maladies du siècle prochain ? L’eau sera-t-elle suffisante pour tous ? Quelle sécurité alimentaire pour les pays en développement ? Quel sera l’avenir de la conquête de l’espace ? Allons-nous vers le choc des cultures ou vers un hybridation culturelle ? Quelle sera l’attitude des nouvelles générations à l’égard du patrimoine ? Quel avenir attend les langues et notamment les langues menacées ? Y aura-t-il un lendemain pour les lettres et les arts ? Quelles seront les passions dominantes au XXIe siècle ? Quelles nouvelles limites à l’éducation ? Allons-nous vers une société immatérielle ? Quel sera l’avenir des droits de l’homme ? et de l’enfant ? Y aura-t-il plus de ségrégation raciale ? Verra-t-on la fin de la pauvreté ? L’Afrique sera-t-elle le continent de l’avenir ? Sommes-nous enfin prêts pour le XXIe siècle ?
I.S.B.N : 9973-929-87.X |
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Titre de l’ouvrage :Du descriptif
Auteur : Philippe Hamon
Traduit par : Souad Triki
Thème : Littérature
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 536
Langue : arabe
Date de parution : 2003
Prix de vente : 26.500 TND |
Pour Ibn Rachiq, la poésie est du domaine de la description, à quelques rares exceptions près. Il n’est donc pas possible d’en délimiter les contours ni de l’étudier de façon exhaustive. Roland Barthes et ses disciples contemporains estiment que la description est souvent ennuyeuse, elle n’est pour eux que la servante de la narration. Entre ces deux positions, il y a celle qui considère que la description est une fonction littéraire essentielle et incontournable.
Ceci pour la description. Quant au descriptif, il englobe tout l’environnement culturel de l’opération descriptive, y compris les capacités de l’auteur et du lecteur, leur état d’âme et leurs relations réciproques.
Philippe Hamon a voulu faire la poétique ou la sémiotique de la description. Il a peut-être adopté le point de vue de Benveniste qui pense que la description est plus proche de l’ordre sémiotique des textes que de leur ordre sémantique. Cette précision est susceptible de faire la différence entre narratif et descriptif.
Abu Hayyan At-Tawhidi disait que le langage sur le langage est malaisé et source d’ambiguité. P. Hamon pense, lui, que la description de la description est aussi malaisée. C’est la raison pour laquelle il multiplie les exemples, de Du Bellay à Baudelaire et de Zola à Robbe Grillet, citant des textes d’une richesse étonnante.
I.S.B.N : 9973-929-96-9 |
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Titre de l’ouvrage : Le sourire étrusque
Auteur : José Luis Sampedro
Traducteur :Mohamed Abdelkafi
Thème : Littérature étrangère
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 412
Langue : arabe
Date de parution : 2003
Prix de vente : 26.500 TND |
En plus de la série « Panoramas de la littérature occidentale », l’Académie Beït al-Hikma a programmé la traduction, chaque année, d’un best-seller de renommée mondiale venant à paraître. En l’occurrence, il s’agit ici du « Sourire étrusque » écrit par le célèbre romancier espagnol José Luis Sampedro. Il a été retenu pour l’originalité de son sujet et de son style.
Le roman s’articule en effet sur un contraste saisissant entre un vieillard, Bruno, et son petit-fils, Brunatino. En quelque mois, le vieux villageois bourru découvre que son univers lugubre se transforme en paradis grâce à la tendresse qui l’unit à son petit-fils. Lui qui ne pensait qu’à la mort et s’y préparait sérieusement, se retrouve petit à petit en proie à des sentiments inconnus ou totalement oubliés qui l’attachent solidement à la vie. L’innocence de l’enfance accomplit ce miracle que le grand âge et l’expérience n’ont pas accomplis : il est devenu plus humain, il a découvert la vraie beauté, toutes ses anciennes valeurs (et notamment son culte stérile de la virilité) lui semblent désormais dérisoires. Le style du roman est lui aussi original : prose rapide, haletante, entrecoupée d’éclairs poétiques, tournures insolites, profusion de proverbes, d’adages et d’expressions dialectales de la Calabre, d’où est originaire le vieux Bruno.
Dans l’avant-propos, une fervente admiratrice de J.L. Sampedro a souligné sa profonde connaissance de l’homme qui lui permet d’aller directement à « l’essentiel : l’amour, la mort, la douleur » et de dévoiler « notre faiblesse et la solitude qui nous attend à la fin de notre parcours ». Le lecteur, parvenu à la fin du roman, pourra peut-être s’écrier comme Bruno : « La vie est tellement grande ! ».
I.S.B.N : 9973-929-99-3 |
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Titre de l’ouvrage : Le juste (2 volumes)
Auteur : Paul Ricoeur
Traduit par un groupe de chercheurs (coordinateur : Fathi Triki)
Thème : Philosophie
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : T.1 : 276, T.2 : 388
Langue : arabe
Date de parution : 2003
Prix de vente : 38 TND (les 2 volumes) |
Au début de l’ouvrage, cette citation d’Aristote est mise en exergue : « Ce qui est équitable, tout en étant juste, ne l’est pas conformément à la loi ; c’est comme une amélioration de ce qui est juste selon la loi. La raison en est que toute loi est générale et que, sur des cas d’espèce, il n’est pas possible de s’exprimer avec suffisamment de précision quand on parle en général ».
L’auteur analyse ensuite le concept de responsabilité, commente l’ouvrage de John Rawls : « Théorie de la justice », traite de la question de l’interprétation et / ou l’argumentation, souligne la différence entre sanction, réhabilitation et amnistie, consacre une étude à la conscience et la loi…
Dans la deuxième partie de l’ouvrage, un chapitre intitulé « Etudes » traite de la justice et la vérité, un autre intitulé « Lectures » jette un regard critique sur l’ouvrage d’Otfried Hoffe : « Principes du droit » ou sur le livre de Pierre Bouretz : « Promesses du monde : la philosophie de Max Weber ». Un troisième chapitre, intitulé « Exercices » parle des trois niveaux du jugement médical ou de la justice et la vengeance. On trouve enfin le témoignage de l’auteur devant le tribunal chargé d’élucider l’affaire du sang contaminé qui a secoué la France à la fin des années 90.
Cet ouvrage, d’une rare profondeur, a été traduit en hommage à Paul Ricoeur dont la philosophie demeure rayonnante dans le monde, en Orient comme en Occident.
I.S.B.N : 9973-929-97-7 |
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Titre de l’ouvrage : Civilisés, dit-on
Auteur : Georges Balandier
Traducteur : Abderrazak Halioui
Thème : Politique / Sociologie
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 224
Langue : arabe
Date de parution : 2004
Prix de vente : 12 TND |
Georges Balandier n’est pas un inconnu chez nous : c’est l’un des plus éminents professeurs qui ont formé des générations de sociologues tunisiens à la Sorbonne ou à Tunis, où il s’est rendu à plusieurs reprises pour enseigner, donner des conférences ou présider des jurys d’examens. C’est surtout un grand savant dont les conceptions hardies ont changé le regard d’un certain nombre de penseurs occidentaux et de chercheurs d’Asie, d’Amérique latine ou d’Afrique.
Cette version arabe, à l’initiative de l’Académie Beït al-Hikma, donne de très larges extraits de son ouvrage « Civilisés, dit-on », qui regroupe selon un ordre thématique plusieurs de ses communications, conférences, interviews, etc… Nous commençons d’abord par suivre l’itinéraire du Pr. Balandier dans ses grandes lignes. Puis c’est le choc de l’Afrique et nous découvrons sa passion de comprendre les mutations qui la travaillant. Au fil des pages, notre conception de la place du politique se trouve modifiée, de nouvelles perspectives s’ouvrent à l’analyse de la modernité.
Appliquant ses instruments d’analyse à notre époque et à ses tensions, le grand sociologue forge le concept de « surmodernité ». Son voyage au Japon est l’occasion d’affiner et d’ajuster ce concept.
L’ouvrage est émaillé en outre de mille commentaires, jugements, précisions, prémonitions visionnaires après les attentats du 11 septembre 2001 qui ont frappé les Etats-Unis.
I.S.B.N : 9973-49-005-6 |
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Titre de l’ouvrage : En histoire des sciences – Etudes philosophiques
Auteur : Roshdi Rashed
Thème : Philosophie / Sciences
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 268
Langues : arabe et française
Date de parution : 2005
Prix de vente : 12.500 TND |
Cet ouvrage réunit trois textes du Professeur Roshdi Rashed et en propose une traduction en langue arabe due au Pr. Hatem Zghal. L’initiative en revient à ses amis qui, à l’Académie tunisienne Beït al-Hikma et à la chaire UNESCO de philosophie de l’Université de Tunis, ont eu l’occasion de travailler avec lui. A ces trois études s’ajoutent un entretien avec l’auteur et une recension de ses travaux.
La première étude intitulée « L’histoire des sciences entre épistémologie et histoire » est un véritable manifeste philosophique et méthodologique et une sorte d’autobiographie intellectuelle du philosophe historien des sciences : les moments de la recherche se révèlent comme les étapes d’une véritable ascèse philosophique. La deuxième étude porte sur la philosophie des mathématiques dans la période de l’islam classique. Il y dresse une typologie des échanges entre les sciences mathématiques et la pensée philosophique. La troisième étude, « Probabilité conditionnelle et causalité » montre la présence, dans la réflexion même des mathématiciens, d’un thème et d’une terminologie philosophiques, ceux de la causalité qui est, en fait, au cœur de la probabilité.
L’Académie tunisienne a offert cet ouvrage au Professeur Roshdi Rashed en hommage à sa contribution décisive au service des sciences et de la philosophie arabes et islamiques, sans se poser en intermédiaire entre lui et ses lecteurs. Ses travaux le présenteront directement et de la manière qu’il apprécie le mieux : par le travail et en cours de travail.
I.S.B.N : 9973-49-223 |
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Titre de l’ouvrage : Anthologie de la littérature contemporaine d’expression allemande (2 tomes)
Présentation et traduction : Mounir Fendri
Révision : Sahbi Thabet et Sadak Gsouma
Thème :Littératures étrangères
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : T.1428, T.2 435
Langues : arabe
Date de parution : 2005
Prix de vente : 45 TND |
Plus q’une simple anthologie dans le sens étroit du terme, ce livre est une œuvre d’érudition et de synthèse, une sélection judicieuse de textes puisés essentiellement dans la littérature narrative allemande depuis la date tournant de 1945. S’agissant d’auteurs d’expression allemande, il a été tenu compte de la remarquable contribution de l’Autriche (Canetti, Handke, Jelinek) et de la Suisse (Max Frisch, Durrenmatt…). Cette anthologie a ciblé le représentatif, tant en poésie – puisque une bonne partie du tome 2 lui est consacrée – qu’en littérature dramatique (quoique modestement représentée), que dans le genre narratif qui se taille la part du lion. Il y a d’abord des récits courts intégralement traduits (Borchert, Boll), des œuvres plus tardives (Wohmann, Schadlich) ou plus classiques (G. Grass, Walser, Lenz…) et parfois moins connues (Koppen, Ch. Hein…). Il s’avère possible au lecteur d’accéder à ces chefs-d’œuvre par de simples fragments, car le Professeur Fendri a pris soin d’intégrer aux informations biobibliographiques, précédant chaque morceau pour l’introduire avec son auteur, des informations et précisions contextuelles très éclairantes. C’est à lui que l’on doit la traduction de la majeure partie de la quarantaine de textes présentés. Il en a réalisé les trois quarts et a puisé le reste dans ce qui a été déjà publié en Egypte ou en Irak notamment. Il a en outre enrichi l’ouvrage par un tableau des traductions faites depuis 1945, incitant ainsi à la coopération à ce niveau entre Machreq et Maghreb arabes.
I.S.B.N : 9973-49-018-6 |
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Titre de l’ouvrage : Où vont les valeurs ?
Traduction : Zahida Derouich Jebour et Jean Jebour.
Révision : Abderrazak Halioui
Thème : Culture / politique
Dimensions : 16x24
Nombre de pages : 540
Langue : arabe
Date de parution : 2005
Prix de vente : 23.500 TND |
L’UNESCO a engagé une réflexion prospective afin de répondre à la question : où vont les valeurs ? et de contribuer ainsi à l’avènement d’un monde plus juste, plus solidaire, un monde ouvert à tous, où règnent la liberté, l’égalité, la paix, la non-discrimination, le respect de la diversité créatrice et la reconnaissance de la richesse de toutes les civilisations. En vue de cette contribution, l’UNESCO a réuni des scientifiques, des intellectuels, des créateurs et des décideurs, venus de divers horizons, dans un esprit prospectif et interdisciplinaire.
Dans ces débats, plusieurs questions ont été posées : L’humanité assistera-t-elle au crépuscule, au choc ou à l’hybridation des valeurs ? Quelles seront les valeurs des sociétés du XXIe siècle ? Seront elles des valeurs sérieuses ou frivoles ? Ira-t-on vers l’esthétisation des valeurs ? Y aura-t-il féminisation des valeurs ? D’autre part, l’évolution des sciences et notamment des technologies d’ingénierie génétique ouvrira-t-elle des possibilités en terme de génomique et d’eugénisme ? Quels garde-fous mettra-t-on en place contre leur appropriation par des intérêts économiques ?
Ces questions, et tant d’autres encore, ont été posées et traitées par d’éminents savants et penseurs de renommée internationale, venus notamment du monde arabe et musulman. Le Professeur Jérôme Bindé, directeur de la prospective, de la philosophie et des sciences humaines à l’UNESCO a organisé les dialogues autour du thème général : où vont les valeurs ? Paru en 2004 sous ce titre, cet ouvrage fait suite aux « Clés du XXIe siècle » précédemment traduit en arabe et publié en 2003 par l’Académie Beït al-Hikma.
I.S.B.N : 9973-49-026-1 |
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